Renault semble en mesure de dégager un cash flow opérationnel positif en 2012
Comparé à PSA, Renault est en forme, mais la dégradation du marché automobile en Europe a pesé sur les résultats semestriels du constructeur. Si le groupe est resté bénéficiaire, le résultat net a chuté de 38,8% à 746 millions d’euros. Et ce bénéfice repose à plus de 80% sur la contribution des participations détenues dans Nissan, Volvo et dans la filiale russe AvtoVaz.
La marge opérationnelle, à 482 millions d’euros, a dépassé les estimations du consensus des analystes. La division automobile a vu sa marge opérationnelle tomber à 87 millions (0,4% du chiffre d’affaires), contre 221 millions un an plus tôt. Une réduction des coûts de 256 millions d’euros n’a pas suffi à compenser la baisse des volumes et les dépenses correspondant à l’enrichissement des voitures en équipements. La captive de financement RCI Banque a sorti quant à elle un résultat avant impôt de 403 millions, en retrait de 3,3%. Il lui reste à lever 45% de son programme de refinancement 2012.
«Nous restons bien entendu vulnérables à la situation européenne (...) à condition que la dégradation ne s’accentue pas, nous anticipons en 2012 des ventes en légère hausse, voire proches du niveau de 2011», a déclaré Carlos Tavares, le DG délégué du groupe. Le groupe s’est dit préoccupé par le manque de visibilité et l’augmentation des risques en Europe.
Renault a aussi confirmé sa volonté de dégager un free cash flow positif cette année dans sa division automobile. Au premier semestre, le FCF avant dividendes a été négatif de 200 millions d’euros, une somme que PSA brûle actuellement à un rythme mensuel. Cela «nous rend confiants quant à l’objectif du groupe d’atteindre un FCF opérationnel positif dans l’auto en 2012», soulignent les analystes d’Oddo. Vendredi, l’action a affiché l’une des plus fortes hausses du CAC 40 (+6,35% à 35,94 euros) quand celle de PSA se stabilisait près de ses plus bas, à 6,00 euros (+0,74%).
Le constructeur a enfin annoncé que le coréen LG pourrait construire une usine de batteries en France, qui fournirait les véhicules électriques de Renault et exporterait vers toute l’Europe. Le projet scellerait du même coup l’abandon d’une usine de batteries électriques que Nissan devait bâtir sur le site du groupe à Flins.
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