Plusieurs groupes cotés feraient des cibles de choix pour le private equity
A la lecture de la dernière offre de Cinven sur Sperian, CM-CIC Securities rappelait la semaine dernière le «mouvement d’accélération dans les opérations menées par les fonds d’investissement depuis le début de 2010». En Europe, Mergermarket a d’ailleurs calculé que les opérations engagées par les fonds ont représenté 14,9 milliards de dollars au premier trimestre, soit 13% des fusions-acquisitions du continent. Un an plus tôt, ce taux ne dépassait pas 3,7%.
L’initiative de Cinven a toutefois le mérite de se distinguer. Car les offensives sur les groupes cotés sont encore extrêmement rares. Cela n’a en tout cas pas manqué d’alerter le marché.
C’est ainsi que CM-CIC s’est penché sur sa liste de valeurs moyennes cotées pour déceler lesquelles d’entre elles pourraient retenir l’intérêt de fonds. La recherche a été établie selon deux grands critères. Le premier concerne le cash flow, indicateur clé pour les LBO.
Sur la base du cash flow opérationnel de 2010 (plus proche de la norme que celui de 2009, impacté par la crise), CM-CIC s’est attaché à calculer pour chaque entreprise, le rendement du cash flow par rapport à la capitalisation, mais aussi par rapport à la valeur d’entreprise «pour tenir compte du cash net éventuellement détenu par la société».
Une fois cette étape franchie, «nous avons sélectionné les valeur dont le rendement était supérieur à 5%», explique le bureau en rappelant que dans le cas de Sperian le rendement du cash flow atteint 8% avant restructurations.
Afin d’affiner son étude, l’analyste a également retenu un second critère: la structure actionnariale et managériale du groupe. De fait le bureau juge essentielle la présence d’un bloc de contrôle, permettant d’établir la négociation initiale, et «dont le détenteur peut être confronté à une problématique de cession», ainsi que la présence d’un management pouvant prendre le relais.
De ce travail découle une liste de seize noms (voir tableau) à laquelle ont été ajoutés deux groupes, qui ne remplissent pas tous les critères mais sont vus comme de «sérieux candidats». Il s’agit de Neopost, dépourvu de bloc de contrôle, et de Meetic, à la problématique industrielle plutôt que financière. Si cette liste a le mérite de faire apparaître des emblèmes de la cote (Publicis, Zodiac…), CM-CIC avoue néanmoins n’être «pas en mesure d’établir à ce stade un calendrier précis».
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