Philips améliore nettement sa rentabilité opérationnelle
Les efforts ont payé. Philips a dévoilé hier, à l’occasion de la publication de ses résultats du troisième trimestre, une très nette amélioration de sa performance opérationnelle. La marge d’Ebita ressort à 10% des ventes, contre 6,3% un an plus tôt. Le chiffre d’affaires a reculé de 3% à 5,62 milliards d’euros, essentiellement en raison de l’affaiblissement du dollar. Le bénéfice net a plus que doublé sur un an pour s'établir à 282 millions d’euros.
Depuis sa prise de fonction en avril 2011, le PDG Frans van Houten a recentré le groupe néerlandais sur un périmètre plus restreint, cédant les activités peu rentables (audio, vidéo et multimédia) ou carrément déficitaires (téléviseurs). Philips tire aujourd’hui 80% de son chiffre d’affaires de deux sources principales : le matériel médical et l'éclairage. Sur ce dernier marché, les ventes de produits à base de LED ont bondi de 33% au troisième trimestre en glissement annuel et représentent désormais 30% du chiffre d’affaires total du segment.
Depuis le démarrage de son plan «Accelerate» au troisième trimestre 2011, le groupe chiffre à 856 millions d’euros les économies brutes déjà réalisées. Il vise un total de 1,5 milliard d’euros d’ici 2015. Sur la même période, la masse salariale a fondu de 5.990 postes (dont 350 sur le trimestre écoulé) sur un objectif total de 9.100. La simplification touche également les rouages opérationnels avec le passage de plus de 70 modèles d’affaires à 4 modèles standardisés (produits standards, solutions, services et logiciels).
Sur le plan financier, le management a entériné un nouveau plan de rachat d’actions à hauteur de 1,5 milliard d’euros. Le titre Philips a clôturé hier sur un gain de 5,49% à 25,77 euros. La direction a néanmoins confirmé hier des perspectives annuelles jugées timorées : une marge d’Ebita comprise entre 10% et 12% sur un chiffre d’affaires en croissance annuelle moyenne de 4% à 6%. A horizon 2016, les perspectives sont peu ou prou similaires, avec un objectif de marge opérationnelle légèrement supérieur en bas de fourchette (11% à 12%). «Des vents contraires dans l'économie mondiale devraient continuer d’affecter la croissance de nos ventes dans les trimestres à venir», a prévenu Frans van Houten.
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