Pearson accélère les discussions pour vendre The Economist
L’opération pourrait être bouclée dans la semaine. Selon le Financial Times, Pearson est sur le point de conclure la vente de sa part de 50% au capital de The Economist, quelques jours après avoir annoncé la cession du quotidien britannique des affaires au japonais Nikkei pour 844 millions de livres (1,2 milliard d’euros environ). Les 50% du magazine pourraient être repris par Exor, la holding de la famille Agnelli, et par le couple Evelyn de Rothschild.
Ces deux familles sont déjà actionnaires de The Economist, à hauteur de 4,7% pour les Agnelli et de 21% pour les Rothschild. Exor avait indiqué fin juillet sa volonté de se renforcer au capital de l’hebdomadaire sans toutefois viser la majorité. La famille Agnelli est le premier actionnaire, via Fiat, du groupe de presse italien RCS Mediagroup (Corriere della Serra, la Stampa).
La transaction s’élèverait à 400 millions de livres (565 millions d’euros), selon le Financial Times, un montant élevé pour un bloc non majoritaire mais qui s’expliquerait par la rareté et le prestige de l’actif. The Economist a dégagé un bénéfice opérationnel de 60 millions de livres en 2014, malgré une nouvelle baisse de ses revenus. En plus du magazine, il intègre plusieurs services comme The Economist Intelligence Unit ou CQ Roll Call.
Pour vendre ses 50%, Pearson doit trouver une structure qui réponde aux attentes des salariés du groupe. Toute opération doit en effet être approuvée par quatre administrateurs, censés garantir l’indépendance de The Economist. Le capital éclaté de l’hebdomadaire et la présence d’un groupe de médias assurait jusqu’à présent cet objectif. En se renforçant, la famille Rothschild deviendrait le premier actionnaire. Tout comme les Agnelli, elle viserait de nouveaux sièges au conseil du journal. Selon le Financial Times, les discussions menées avec l’éditeur américain Hearst auraient échoué.
Une fois The Economist vendu, il resterait à Pearson à vendre ses 47% au capital de l’éditeur Penguin Random House pour achever son recentrage sur l’édition pour l’éducation. Trois ans après l’accord de fusion conclu avec Bertelsmann, le groupe britannique sera libre en octobre 2015 de disposer librement de sa participation.
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