Orange voit le bout du tunnel sur le marché français
Orange a annoncé mardi des résultats meilleurs que prévu au deuxième trimestre, la croissance du très haut débit et le développement de ses activités en Afrique et au Moyen-Orient lui permettant de confirmer ses objectifs annuels. Malgré un marché français qui reste concurrentiel, le chiffre d’affaires du numéro un français des télécoms a progressé de 0,4% hors impact des changements de réglementation, ce qui représente sa première progression depuis 2011. En base comparable, le recul est limité à 0,2%.
L’Ebitda atteint 3,29 milliards d’euros, avec une marge stable (33,3%). Orange a maintenu son objectif d’un Ebitda retraité compris entre 11,9 et 12,1 milliards d’euros pour 2015.
En France, où Orange réalise près de la moitié de son chiffre d’affaires, le groupe limite la baisse liée à la guerre des prix que se mènent les opérateurs français depuis 2012 et l’irruption de Free, avec un recul de 0,8% des revenus. La baisse était de 1,8% au premier trimestre. Sur les trois mois écoulés, l’opérateur historique a gagné 76.000 nouveaux clients, qui sont en outre de plus en plus nombreux à souscrire des abonnements 4G, plus rémunérateurs. Son PDG Stéphane Richard a estimé qu’aucune consolidation du marché français ne devrait intervenir avant la vente de la bande 700 MHz par l’Etat, à la fin de l’année.
A l’international, Orange n’exclut pas de nouvelles acquisitions en Afrique, où il négocie déjà le rachat des activités de Bharti. Sur ce continent, où le marché du mobile progresse fortement, le groupe entend rester à l'écart du Nigeria et de l’Afrique du Sud, deux grands marchés où les opportunités sont rares, pour se concentrer plutôt sur des pays au centre et à l’ouest de l’Afrique. En revanche, sur le front des acquisitions, Stéphane Richard écarte l’idée d’investir dans la production de contenus, contrairement à son concurrent Altice, la maison mère de SFR-Numericable, qui va reprendre NextRadioTV, propriétaire de la chaîne BFMTV, avec son propriétaire actuel, Alain Weill.
La dette d’Orange devrait représenter environ 2,2 fois son Ebitda à la fin de l’année, en raison du rachat de l’espagnol Jazztel, mais la vente de sa participation dans l’opérateur britannique EE devrait lui permettre d’abaisser ce ratio à 2 fois au cours de l’année 2016, a précisé Ramon Fernandez, directeur général adjoint en charge des finances. Ce ratio de 2 fois prend en compte l'éventuel rachat des filiales africaines de Bharti.
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