OneAccess mise sur la Bourse pour aller concurrencer Cisco sur son propre marché
Entre Cisco, Huawei ou HP, OneAccess veut se faire un nom. Le jeune fabricant français de routeurs de télécoms a lancé un processus d’introduction à la Bourse de Paris, sur Euronext, afin de se doter de moyens supplémentaires pour rivaliser avec les principaux acteurs du marché et gagner ses premiers clients aux Etats-Unis. La société vise la signature de contrats auprès de cinq opérateurs américains de télécoms de premier ou de second rangs. Son nouveau routeur haut débit est actuellement en cours de certification auprès d’un opérateur « majeur aux Etats-Unis », indique le groupe.
OneAccess détient actuellement 15% de son marché de référence, la zone Europe-Moyen Orient-Afrique. Cisco en contrôle 75%. Le groupe américain détient également 75% du marché mondial.
Cette mise en Bourse fait partie d’un plan destiné à porter le chiffre d’affaires à 100 millions d’euros à l’horizon 2017, contre 68,6 à 70 millions d’euros attendus cette année. En 2013, OneAccess a dégagé 66,8 millions de revenus. Le groupe vise un résultat opérationnel consolidé courant de 15 millions d’euros en 2017, contre 2,4 millions en 2013.
Créé en 2001, OneAccess a été soutenue depuis par plusieurs fonds dont Viventures, Idinvest (ex-AGF Private Equity), CDC Innovation, Innovacom ou CIC Finance. La plupart sont encore au tour de table. TempoVest est le premier actionnaire avec 36% du capital. L’acquisition en 2006 de la division «produits d’accès» du belge Telindus lui a permis de doubler de taille et de sortir du marché français, sur lequel il travaillait notamment pour l’ancien opérateur alternatif Neuf Cegetel, aujourd’hui intégré chez SFR. OneAccess s’appuie sur son usine belge pour fabriquer une partie de ses routeurs haut de gamme. 64% de sa production est toutefois sous-traitée à des tiers.
OneAcces n’est pas le premier jeune équipementier de télécoms français à revenir vers la Bourse. En avril 2013, le fabricant de routeurs optiques Ekinops s’est introduit sur Euronext avec une performance discutable. Vendues à 6,11 euros, les actions cotaient 5,37 euros vendredi soir, après avoir touché un plus haut à 17,37 euros début 2014.
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