News Corp révise en baisse la valeur de ses activités dans la presse et l'édition
La chute de 57% à 1,18 milliard de dollars (960 millions d’euros) du bénéfice net de News Corp sur son exercice clos le 30 juin dernier est imputable à des dépréciations de survaleurs et d’actifs incorporels totalisant 2,8 milliards de dollars comptabilisées au quatrième trimestre, principalement liées à ses activités d’édition en Australie. Le groupe de médias américain affiche sur la période d’avril à juin une perte nette de 1,55 milliard de dollars, à comparer à un bénéfice de 683 millions un an auparavant.
Les analystes considèrent que ces dépréciations d’actifs sont un préalable à la scission, annoncée fin juin, visant à isoler ses activités presse et édition des pôles audiovisuel et divertissement (Fox News, 20th Century Fox…) plus rentables. Confiant sur le processus de scission, Chase Carey, directeur de l’exploitation du groupe, s’est contenté d’indiquer que le dépôt des dossiers auprès des autorités de régulation aurait lieu «vers la fin de l’année».
Alors que plusieurs dirigeants du groupe ont été récemment inculpés, suite au scandale des écoutes illicites au Royaume-Uni, les coûts liés à cette affaire ont atteint 57 millions de dollars sur le trimestre écoulé et 315 millions au cours des 12 derniers mois. Ces dépenses incluent «les frais de justice, règlements amiables et charges liées à la fermeture du journal britannique News of the World».
Si le bénéfice par action hors exceptionnels est conforme au consensus sur le quatrième trimestre et l’ensemble de l’exercice, le chiffre d’affaires trimestriel ressort inférieur aux attentes avec un recul de 6,7% à 8,4 milliards de dollars. «La croissance de 15% dans les chaînes câblées a été plus que compensée par le déclin des autres activités», précise le groupe en notant un net recul de la publicité dans les chaînes de télévision non câblées et dans la presse en Australie.
Interrogé sur les perspectives du marché publicitaire, Chase Carey espère que la fin prochaine des Jeux olympiques sera l’occasion de récupérer des budgets accaparés par des concurrents sur un marché jugé «raisonnablement solide», tandis que l’édition «continuera à évoluer de façon mitigée». Le groupe table sur une progression d’environ 10% de son bénéfice d’exploitation pour l’exercice en cours.
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