Lockheed élargit sa gamme de numéro un mondial de l’armement
Lockheed Martin conforte sa place de numéro un de l’armement. Le fabricant des avions de combat F-35 a officialisé hier le rachat auprès d’United Technologies de Sikorsky, connu pour fournir l’armée américaine en hélicoptères Black Hawk. La transaction atteint 9 milliards de dollars. Elle a cependant été structurée par JPMorgan et Wachtell Lipton, côté vendeur, ainsi que Credit Suisse et Davis Polk, pour l’acquéreur, de façon à procurer un gain fiscal qui ramènera la facture à 7,1 milliards de dollars.
Avec un Ebitda 2015 estimé à 770 millions de dollars, Sikorsky se paie à un multiple de 9,1 fois. La transaction sera financée à hauteur d’un milliard sur la trésorerie de Lockheed et 8 milliards de dollars par endettement. Elle ferait croître d’un point, à 3,8 fois l’Ebitda, le levier du groupe à fin mars, «un niveau bien supérieur aux autres entreprises du secteur de la défense notées Baa1», calculait hier Moody’s, qui a passé à stable sa perspective sur la note.
Lockheed attend 150 millions de dollars de synergies annuelles de son acquisition. Il parie aussi sur un redressement de l’activité d’hélicoptères commerciaux de Sikorsky, qui a souffert ces dernières années. «Nous estimons que ces pressions actuelles nous ont permis de réaliser cette acquisition à un point bas du cycle économique», assurait hier la directrice générale de Lockheed, Marillyn Hewson.
La dirigeante espère en outre pouvoir passer sans dommages l’examen du Pentagone. Le département de la Défense peut bloquer les rapprochements entre ses grands fournisseurs au nom du maintien de la concurrence. Le rachat de Sikorsky ne fera pas disparaître un fabricant d’hélicoptères militaires, Lockheed étant absent de cette activité. Le groupe, qui réalise 45 milliards de dollars de revenus, ne deviendra pas tellement plus gros qu’aujourd’hui: il a en effet annoncé en parallèle une «revue stratégique» de larges pans de ses activités de services techniques et informatiques pour le gouvernement. Le périmètre qui pourrait être cédé représenterait 6 milliards de dollars de revenus en 2015, à comparer aux 7,4 milliards engrangés par Sikorsky l’an dernier. Il s’agit d’activités «extrêmement sensibles au prix», a expliqué Marillyn Hewson, et moins rentables que les autres divisions de Lockheed, qui vont des navires de guerre aux satellites militaires.
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