Li Ka-shing souhaite continuer de tisser sa toile mondiale dans l’énergie
L’homme le plus riche d’Asie conserve intact son appétit de croissance mondiale. Li Ka-shing pourrait ainsi voir progresser son trésor de guerre de plus de 4 milliards d’euros par le biais de l’introduction en Bourse de Hong Kong Electric, numéro deux de la production et de la distribution d’électricité dans l’ancienne colonie britannique.
70% du capital de cette filiale de Power Assets Holdings pourraient être placés en Bourse de Hong Kong d’ici à la fin du mois, la tournée de présentation aux investisseurs devant débuter aujourd’hui même, selon le Wall Street Journal. Power Assets Holdings a fait part en décembre de ce projet, précisant que la manœuvre serait dirigée par Goldman Sachs et HSBC.
L’IPO serait la plus importante en Asie depuis l’opération de 6,2 milliards d’euros marquant le retour en Bourse de Japan Airlines en septembre 2012. Elle représente la poursuite du mouvement d’internationalisation des actifs du groupe contrôlé par Li Ka-shing, qui a réduit son exposition à Hong Kong ces dernières années en quête de relais de croissance sur des actifs plus prometteurs, le secteur pâtissant localement d’une réglementation toujours plus contraignante. Hong Kong représentait ainsi un peu plus du tiers de l’activité de Power Assets l’an dernier, contre plus des deux tiers en 2009 encore. Le groupe n’a pas caché qu’il souhaitait voir l’introduction en Bourse de Hong Kong Electric lui donner la «puissance financière» pour prétendre à l’acquisition d’actifs à travers le monde. Le conglomérat de Hong Kong Hutchison Whampoa, qui regroupe l’essentiel des activités de Li Ka-shing, reste donc à l’affût.
La quête de croissance des sociétés contrôlées par Li Ka-shing passe par l’Europe. L’été dernier, Cheung Kong Infrastructure Holdings et sa filiale Power Assets Holdings ont mis la main pour 900 millions d’euros en valeur d’entreprise sur AVR, société néerlandaise de traitement des déchets à vocation énergétique. Une acquisition réalisée auprès d’un consortium emmené par KKR et CVC Capital Partners.
Toujours dans l’énergie, Cheung Kong Infrastructure Holdings est parvenu en 2010 à racheter le réseau de distribution du français EDF au Royaume-Uni pour 6,9 milliards d’euros, emportant la mise notamment devant un consortium mené par la banque australienne Macquarie et le fonds souverain d’Abou Dhabi.
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