L’Etat devrait sortir gagnant de la privatisation de Toulouse-Blagnac
La privatisation de l’aéroport de Toulouse-Blagnac a attiré les foules. Sept groupes ou consortium auraient déposé leur candidature vendredi dernier, a appris l’Agefi de plusieurs sources. Une compétition qui devrait profiter à l’Etat, premier actionnaire du sixième aéroport français avec 60% du capital. La vente de 49,99% du capital de l’aéroport, avec une option pour les 10,01% restant, pourrait lui rapporter plus de 550 millions d’euros, selon un chiffre évoqué par plusieurs sources. La Chambre de commerce et d’industrie de Toulouse conservera 25 % des parts et les collectivités territoriales (Région Midi-Pyrénées, Département de Haute-Garonne, Communauté urbaine de Toulouse Métropole), 5 % chacune.
Aéroport de Paris fait équipe avec l’assureur Predica, considéré comme relativement agressif sur le prix. Le duo est conseillé par BNP Paribas. Vinci Airports, qui exploite déjà 23 aéroports dans le monde, est associé avec CDC Infrastructure et EDF Invest. Lazard et la Compagnie financière du lion épaulent ce trio. Le groupe canadien d’ingénierie et de construction SNC-Lavalin, qui gère déjà 16 aéroports en France dont celui de Toulouse-Francazal, est candidat avec deux investisseurs chinois, dont le fonds Shandong High Speed. Plusieurs acteurs se sont néanmoins étonnés auprès de l’Agence des participations de l’Etat (APE) de sa presence car le groupe canadien a été interdit d’appels d’offres par la Banque mondiale pour une affaire de corruption. Mais cette mesure ne porte que sur les pays où l’institution intervient.
La Banque Populaire Occitane et la Caisse d’Epargne Midi-Pyrénées, deux réseaux régionaux du groupe BPCE, sont associés au sein du consortium Capitole Alliance avec l’appui de l’Allemand AviAlliance, concessionnaire des aéroports d’Hambourg, Athènes ou Budapest, et OFI InfraVia. Natixis les conseille. Macquarie Airports et le groupe espagnol Ferrovial, premier actionnaire de l’aéroport britannique Heathrow, seraient également chacun sur les rangs, le second aidé par Ardian. Enfin, Cube, conseillé par Nomura, aurait également déposé une offre.
L’APE, chargée de mener l’appel d’offres avec le soutien de la Société Générale, devrait rendre sa décision dans les deux prochaines semaines, le temps notamment de demander l’avis de la Commission des participations et des transferts.
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