L’Etat actionnaire prêt à maintenir sa confiance à Stéphane Richard à la tête d’Orange
Sous le coup d’une mise en examen pour «escroquerie en bande organisée» dans le cadre de l’affaire Tapie, Stéphane Richard ne sera pas éjecté du fauteuil de PDG d’Orange. Selon les sites internet du Monde et du Figaro, l’Etat actionnaire (avec 27% du capital de l’opérateur), dans une posture difficile en raison de sa qualité de partie civile, a tranché en faveur de l’ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde au ministère de l’Economie. Un conseil d’administration doit se tenir aujourd’hui. D’après lemonde.fr, les votes positifs des trois représentants de l’Etat (deux au nom de l’Agence des participations de l’Etat et un au nom du FSI) s’ajouteront à ceux d’au moins quatre administrateurs indépendants sur sept.
L’intérêt de l’entreprise semble avoir pris le dessus pour le moment, la mise en examen ne concernant pas Orange ou les fonctions de Stéphane Richard à sa tête. Le dirigeant, dont le conseil juridique a annoncé le dépôt prochain d’un recours contre cette mise en examen, peut se targuer d’avoir le soutien à a fois d’une partie des syndicats et du patronat. Toujours selon lemonde.fr, la présidente du Medef, Laurence Parisot, et le président de l’Afep, Pierre Pringuet (directeur général de Pernod Ricard), ont pu rencontrer récemment le président de la République «pour lui faire part de l’importance, à leurs yeux, de ne pas déstabiliser Orange». François Hollande a déclaré hier soir sur M6 que l’Etat soutiendra Stéphane Richard tant que la procédure judiciaire lui permettra de rester à la tête de l’entreprise.
Les soutiens sont également venus de la classe politique. Sur Europe 1 et i>Télé, l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin (UMP), qui a confirmé une tentative de médiation entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais dès 2004, s’est dit «reconnaissant» envers Stéphane Richard pour avoir «apaisé une très belle entreprise».
Mais cette décision de l’Etat peut aussi être interprétée comme une volonté de temporiser. «L’Etat veut se donner du temps pour voir comment tout cela va évoluer. Nous verrons si le sujet devient très politique», confie au Journal du Dimanche une source gouvernementale. La question de son avenir pourrait rapidement refaire surface, alors que son mandat de PDG arrive à échéance en mai 2014.
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