Les PME-ETI auront leur «Place de Marché» le 23 mai
La «Place de Marché» des PME-ETI verra le jour le 23 mai 2013. Nyse Euronext aura attendu la clôture des Assises de l’Entrepreneuriat pour dévoiler ses propositions. Lundi soir, le président Hollande a souhaité que «les PME et ETI disposent d’une Bourse plus dynamique et dotée des ressources nécessaires». Sur ce second point, Nyse Euronext a annoncé mardi exactement les mêmes propositions que celles faites le 5 décembre dernier.
Seule concession accordée, le directeur général ne sera pas issu de Nyse Euronext mais sera recruté en externe. Toutefois, en le nommant l’entreprise de marché conservera le contrôle de cette structure dédiée qui comptera un conseil de 15 membres, dont sept administrateurs issus de Nyse Euronext et sept administrateurs externes.
En l’espace de cinq mois, les positions n’ont donc pas évolué. «Un non-événement», confie un proche du dossier. «Un an de réunions et d’atermoiements pour aboutir à une telle annonce est une vraie déception, un vrai gâchis, confie Caroline Weber directrice générale de MiddleNext. La Place avait besoin d’un vrai projet entrepreneurial avec une gouvernance complètement ouverte, un budget conséquent et une forte présence en régions. Ce projet est purement cosmétique et ne suit même pas l’ensemble des recommandations du comité d’orientation stratégique (COS) de Nyse Euronext». Pour sa part, la CGPME n’était pas joignable pour commenter cette annonce.
Si Nyse Euronext semble avoir ainsi réussi à imposer sa proposition, Bercy a refusé d’y apporter sa bénédiction. En l’absence de consensus de Place, il n’a pas – pour le moment – convoqué de Haut Comité de Place.
Reste à savoir ce que seront les fruits de cette «Bourse de l’Entreprise», désormais nommée «Place de Marché». Dans un premier temps, il faudra attendre le 23 mai pour savoir comment sera alloué le budget annuel de 18 millions d’euros, quels seront les membres du conseil d’administration et les rôles des vingt membres de l’équipe. Si certains devraient être basés à Lyon et à Marseille, Nantes ou Strasbourg auront-ils des équipes sur place ? Nyse Euronext fait pour l’instant durer le suspense.
Dans un second temps, si aucun progrès n’était enregistré, Bercy pourrait se repencher sur le dossier et mandater un nouveau rapport.
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