Les petites sociétés de technologies françaises se tournent vers la Bourse
Le phénomène n’est évidemment pas de même ampleur qu’aux Etats-Unis. Mais depuis quelques mois, les entreprises françaises de technologies ont retrouvé le chemin de la Bourse. Après Ekynops ou Ymagis en 2013, Anevia, Awox, Viadeo, Ask ou bien encore Ateme ont rejoint ou sont sur le point de rejoindre la cote parisienne. Sans parler de la dizaine de sociétés de biotechnologies ou de technologies médicales qui ont franchi le pas depuis un an.
La recherche de risques plus affirmée des investisseurs n’est pas étrangère à ce mouvement. La difficulté des entreprises de taille petite ou moyenne à trouver des fonds propres, une fois passé le stade du capital risque, pousse aussi les dirigeants à se tourner vers la solution de la Bourse (lire le récent dossier de L’Agefi Hebdo). Parfois de façon précoce, avec les risques que cela comporte compte tenu d’un chiffre d’affaires encore limité et d’une expérience de quelques années seulement. «Le regain d’intérêt actuel de la Bourse est un excellent soutien aux entreprises en croissance. Mais cela peut aussi contribuer à créer un marché atypique, plus fragile en cas de déception des investisseurs», reconnaît Fabrice Imbault, directeur général adjoint d’A Plus Finance. La société de gestion est notamment actionnaire d’Ateme, une société d’encodage-décodage de vidéo pour les chaînes de télévision ou les diffuseurs.
Spécialisée dans les cartes d’identité ou de transports sans contact, comme le pass Navigo de la RATP, Ask souhaite ainsi lever 25 millions d’euros sur Euronext en vue de doubler son chiffre d’affaires d’ici à 2017 pour le porter à 100 millions d’euros. Mais cette entrée en Bourse intervient aussi alors que la société n’a pas encore achevé la rationalisation de son outil industriel lancée en 2011. Toutefois, dans certains cas, la Bourse peut servir d’accélérateur pour réorganiser une entreprise ou améliorer ses pratiques.
«La gestion des relations entre les actionnaires historiques, entrés parfois à des moments différents, peut parfois contraindre l’entreprise. L’introduction en Bourse et la réglementation qui l’accompagne permettent souvent d’harmoniser la gouvernance entre les actionnaires historiques et les nouveaux investisseurs», explique Fabrice Imbault. Ask a par exemple déjà annoncé sa volonté d’adhérer au code MiddleNext dès sa cotation.
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