Les groupes américains ont marqué une pause temporaire dans leurs rachats d’actions
Les groupes américains du S&P 500 ont levé le pied sur les rachats d’actions. Selon les dernières statistiques compilées par FactSet, les entreprises composant l’indice de référence de la Bourse de New York ont consacré 93,4 milliards de dollars aux rachats de leurs propres titres au troisième trimestre 2012, soit 15,1% de moins qu’au deuxième trimestre 2012 et 25,8% de moins qu’un an auparavant.
Le troisième trimestre 2011 marquait il est vrai un sommet de ces cinq dernières années. Même en retraitant les chiffres du deuxième trimestre 2012 qui avaient été déformés par le programme exceptionnel de Johnson & Johnson de 12,9 milliards de dollars, l’indicateur reste en baisse séquentielle, ajoute FactSet. Au cours des douze derniers mois, les rachats d’actions cumulés ont représenté 374,6 milliards de dollars, le plus faible montant glissant depuis mi-2011.
La perspective des conséquences de l’accord sur le «fiscal cliff» américain, notamment concernant l’imposition des dividendes, peut expliquer cette modération relative. En plus de l’incertitude créée par les négociations politiques, incitant à la prudence, de nombreuses entreprises ont décidé ces derniers mois d’augmenter ou d’anticiper le versement de leurs dividendes au titre de 2012 afin que leurs actionnaires échappent au durcissement de la taxe.
D’où la nécessité d’économiser le cash-flow disponible alors que les rachats d’actions constituent l’un des principaux postes de dépenses. En moyenne, les groupes du S&P 500 consacrent 65% de leur cash-flow disponible aux rachats d’actions, selon les données de FactSet. Certains secteurs, comme celui des produits de grande consommation (116,3% du free cash-flow), s’endettent même pour financer leurs programmes. Selon FactSet ce repli ne devrait toutefois être que temporaire.
Plusieurs grands groupes, comme IBM, Procter & Gamble, Coca-Cola ou General Electric ont récemment annoncé une augmentation de leurs programmes de rachats d’actions. GE a augmenté de 10 milliards de dollars son plan initial qui devait se terminer fin 2013. Par ailleurs, FactSet reconnaît que ce mécanisme constituera un bon moyen de contourner la hausse de la taxe sur le dividende attendue en 2013.
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