Les faillites en 2010 dépendront de la vigueur de la reprise économique
De nombreuses incertitudes demeurent sur le niveau des défaillances qui a de fortes chances de rester élevé en 2010», conclut une étude de Deloitte et Altares sur l’entreprise en difficulté en France. Tout dépendra du calendrier et de l’intensité de la reprise économique. Coface anticipait la semaine dernière une stabilité des faillites cette année.
Sur les cinq dernières années (2005-2009), les défaillances ont affiché une évolution contrastée, en baisse de 4,5% en 2005-2006, elles ont progressé de 5,5% en 2007, 10,3% en 2008 et 11,4% en 2009 à 61.595. Le taux des redressements judiciaires continue de décroître en 2009, montrant a contrario un accroissement du recours aux procédures préventives: mandat ad hoc (+15 à 20%) et conciliation (+75%). Sur la période, les liquidations directes ont continué à progresser au détriment des plans de continuation (voir graphe).
Du côté des sauvegardes, elles ont doublé en un an, avec 1.452 procédures ouvertes en 2009, mais concernent essentiellement les plus petites entreprises (SARL et chiffre d’affaires inférieur à 10 millions d’euros). La sauvegarde représente désormais 2,3% de l’ensemble des procédures collectives, contre 1% en 2006 juste après sa création.
Sur les sauvegardes ouvertes en 2006-2008, 53% ont abouti à un plan de sauvegarde (contre 8% en règlement judiciaire), 26% ont débouché sur une liquidation judiciaire et 21% ont fait l’objet d’un redressement judiciaire. «Plus l’entreprise est de taille importante, plus elle a de chances de mettre en place un plan de sauvegarde», constate l’étude (le taux de plan de sauvegarde est supérieur à 60% pour les PME de plus de 50 salariés).
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