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Les Euro PP se combinent de plus en plus avec les crédits syndiqués
Les Euro PP se combinent de plus en plus avec les crédits syndiqués
Gaumont ou PCAS ont choisi d’associer un Euro PP et un crédit bancaire. Cette structure duale doit permettre d’améliorer le coût moyen du financement.
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Olivier Pinaud
Les Euro PP occupent une place de plus en plus importante dans la palette des outils de financement des ETI et des PME. A l’image de ce qu’avaient déjà fait la Compagnie des Alpes, Albioma, Norbert Dentressangle, Daher ou plus récemment Axson, Gaumont vient de combiner 50 millions d’Euro PP avec un crédit syndiqué de 80 millions. Le groupe de chimie de spécialité PCAS a pour sa part associé un placement privé, pour un montant de 25 millions d’euros auprès de Novo 2, et une dette bancaire de 20 millions afin de refinancer sa structure de dette et de disposer d’une ligne pour ses investissements.
«Pour la société, le placement privé a permis de sécuriser et d’optimiser le financement bancaire», explique Rémy Savoya, executive director chez Kepler Corporate Finance, qui a arrangé l’opération pour PCAS. Cette structure mixte permet de mieux négocier le coût final du refinancement. L’EuroPP conforte les banques du syndicat sur la fiabilité du financement de la société ce qui facilite les négociations avec elles. Cela permet également à l’émetteur de montrer à son syndicat bancaire qu’il a accès à d’autres sources de financement.
Ce séquençage entre Euro PP et crédit bancaire fait toutefois encore débat. «Refinancer le crédit syndiqué en premier peut aussi créer une bonne dynamique avant de placer l’EuroPP auprès des investisseurs, notamment lorsqu’il est nécessaire ou lorsqu’un des objectifs est de modifier plus ou moins en profondeur la documentation bancaire», indique Muriel Nahmias, responsable du conseil en placement privé chez Bfinance. Le conseil avait justement opté pour le séquençage crédit syndiqué puis Euro PP lors des opérations de la Compagnie des Alpes ou de Daher.
Si elle se développe, cette structure mixte n’est toutefois pas sans difficultés. Comme dans le cas récent de NGE, la question des sûretés bancaires s’est posée pour PCAS. «La mise en place en parallèle des deux types de financement a nécessité d’obtenir un véritable pari passu entre les prêteurs. Les sûretés dont bénéficiaient les banques ont ainsi été partagées avec les investisseurs de l’Euro PP. En revanche, le périmètre des garanties n’a pas été augmenté alors que l’enveloppe de dette bénéficiant de ces garanties a été accrue», indique Rémy Savoya.
Dans le cas de Daher, qui avait profité de l’opération pour remettre à plat toute sa structure de financement, les sûretés avaient été supprimées.
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