Les actionnaires privés de RBS veulent se faire davantage entendre
Un groupe d’investisseurs veut créer un comité des actionnaires pour améliorer la gouvernance de la banque quasi nationalisée.
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Amélie Laurin
Les petits actionnaires de Royal Bank of Scotland (RBS) ruent dans les brancards. Un groupe d’une centaine d’investisseurs souhaite que la banque britannique, nationalisée à 72%, crée un comité des actionnaires pour améliorer sa gouvernance. Il devait déposer vendredi dernier sa proposition, avec l’espoir que cette résolution soit présentée au vote de l’assemblée générale, au printemps prochain. «Une fois que nous l’aurons reçue nous la regarderons de près pour nous assurer qu’elle est conforme à tous les principes de gouvernance d’entreprise et de [société] cotée», a réagi un porte-parole de RBS dans le Financial Times.
Les actionnaires porteurs du projet assurent vouloir éviter le retour aux mauvaises pratiques qui ont entraîné la quasi-faillite de la banque en 2008, après son raid hasardeux sur la néerlandaise ABN Amro. Toujours en convalescence, RBS avait reconnu ses errements en proposant 800 millions de livres (938 millions d’euros) d’indemnités aux investisseurs lésés à l’époque – une proposition refusée par certains d’entre eux.
L’initiative en cours est menée par deux associations de porteurs, ShareSoc et la UK Shareholder’s Association. «Les actionnaires, y compris les particuliers, méritent une nouvelle approche, avec une plus grande implication et une plus grande participation de leur part en tant que propriétaires finaux», explique Mark Northway, président de ShareSoc, dans le communiqué commun des deux organisations.
Les contestataires se défendent de vouloir diriger eux-mêmes RBS, mais se montrent assez intrusifs. Le comité des actionnaires devra «défier la stratégie et la performance de la société», «donner son avis sur les candidats à un poste au conseil d’administration» et «proposer des candidats alternatifs , «alerter sur les politiques de primes perverses, sur les mauvaises décisions de rémunération et les rémunérations déraisonnables», ou encore «donner son accord à des propositions spécifiques (…) du comité des rémunérations, avant qu’elles soient soumises au vote contraignant de tous les actionnaires», énumère ShareSoc sur son site internet.
L’initiative dit s’inspirer des réformes de gouvernance avancées le mois dernier par le gouvernement britannique, pour ouvrir notamment les conseils à des représentants des salariés. Londres envisagerait aussi de réduire le montant maximum de rémunérations différées du directeur général de RBS Ross McEwan et d’y accroître le poids des actions, a révélé Sky News la semaine dernière.
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