Les actionnaires d’Altamir Amboise rejettent le relèvement du dividende
L’AG d’Altamir Amboise n’a pas déçu. Une assemblée «tendue, houleuse, peu favorable à la gérance et posant exclusivement des questions critiques», confie un actionnaire présent. Tel est l’un des témoignages recueillis, Altamir ayant refusé d’ouvrir l’AG à la presse…
Altamir se félicite du soutien «à une très large majorité» de ses actionnaires, toutes ses résolutions ayant été adoptées à plus des deux tiers des voix. Toutefois, la société s’est refusée à dévoiler les résultats provisoires. Les actionnaires se sont davantage mobilisés avec un quorum de plus de 66% contre 48% l’an dernier. La résolution présentée par l’Adam et Moneta et proposant le relèvement du dividende de 0,2 euro à 1 euro a été rejetée. Dans l’hypothèse où cette résolution a réuni 30% des suffrages, et compte tenu de la participation de 24,72% de Maurice Tchenio, patron d’Altamir, et des associés Apax, cela signifie que les actionnaires restants ont voté à 48% pour le relèvement du dividende à 1 euro.
«Si notre résolution n’a pas été adoptée, nous avons lancé un débat et de nombreux actionnaires nous ont soutenus, dont SEB AM, détenant un peu plus de 5% du capital [ou CCR avec 1% du capital, ndlr], explique Romain Burnand, président de Moneta AM. Certains particuliers et fonds étrangers ont voté contre le relèvement du dividende en raison du poids de la fiscalité. En revanche de nombreux actionnaires, comme nous, se sont à nouveau prononcés pour le rachat d’actions».
Le rachat de titres «est le meilleur investissement possible pour la société, fait plaisir aux actionnaires, et donne un signal fort au marché sur la qualité de gestion d’Altamir», explique Georges Saurel, président d’Actis AM, actionnaire d’Altamir. Maurice Tchenio a laissé entendre pendant l’assemblée que c’était une bonne idée, nous attendons de voir». «Altamir est une très belle société, très décotée. Elle a réalisé de très belles plus-values l’an dernier et les actionnaires doivent en retrouver le bénéfice, poursuit Georges Saurel. Nous avons demandé à Altamir Amboise de racheter 10% de son capital au prix de 10 euros l’action, un prix supérieur au cours actuel (7,31 euros), mais inférieur à la valeur liquidative de plus de 12 euros».
Toutefois, le patron d’Altamir a confié à L’Agefi ne pas vouloir procéder à des rachats d’actions, estimant l’objectif d’atteindre la taille critique du milliard d’euros comme le meilleur moyen pour réduire la décote.
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