Les acteurs du logement devraient bénéficier à moyen terme du plan de relance
Salué par les professionnels, le plan de relance du logement dévoilé vendredi par le Premier ministre, Manuel Valls, devrait redonner des couleurs au secteur immobilier. Une nécessité alors que le gouvernement est bien loin de son objectif annuel de 500.000 nouveaux logements d’ici à 2017. En 2013 «330.0000 logements ont été réalisés. Loin, bien trop loin des besoins nécessaires et avec le risque de voir ce niveau baisser encore en 2014», a déclaré Manuel Valls. Les mises en chantier se limitaient fin juillet à 305.000 sur un an (-11%). Et cette année, le niveau de 310.000, plus bas de 15 ans, devrait être «péniblement» atteint anticipe Oddo, qui table toutefois sur une hausse de 6% en 2015 et en 2016.
Si ce plan de relance «va contribuer à restaurer la confiance des investisseurs, il n’est pas de nature à profondément changer le profil de croissance du secteur», note Oddo. Pour autant, les promoteurs immobiliers devraient être les premiers à profiter de la réforme. Nexity est «le grand gagnant», et dans une moindre mesure Icade, estime Exane BNP Paribas. Le premier réalise 75% de son résultat d’exploitation (Ebit) en France et le second 7%. En particulier, la fin de l’encadrement des loyers «est très positive pour les investisseurs privés, car il donne de la visibilité à la revente», ajoute Exane BNP Paris.
Le bureau d’analyse reste à l’achat sur Nexity, qui se traite sur des multiples «raisonnables (9 fois le résultat d’exploitation 2015 et 14,6 fois le bénéfice net 2015)». Pour Nexity, «2014 restera une année de transition avant un rebond des résultats en 2015», anticipe Oddo. De son côté, Gilbert Dupont reste à l’achat sur Nexity qui «offre un business model relativement résilient, un rendement non négligeable et un levier opérationnel de 200 points de base à moyen terme». Le bureau d’analyse apprécie également «le potentiel de rebond des commandes [de Maisons France Confort] après l’atteinte d’un probable point bas» et sa politique de fusions-acquisitions.
Legrand, Rexel et Saint-Gobain, qui dégagent respectivement 17%, 15% et 10% de leur résultat d’exploitation en France, devraient également profiter de ces mesures, estime Exane BNP Paribas. Pour sa part, Oddo continue à préférer les valeurs de la construction et des matériaux les moins exposés à la France et celles disposant de relais de croissance en interne, comme Lafarge, Holcim ou Imerys.
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