Le S&P 500 rémunère toujours plus ses actionnaires
Les groupes de l’indice ont augmenté de 11,9% les dividendes et rachats d’actions au troisième trimestre, à plus de 190 milliards de dollars.
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Olivier Pinaud
Pour la septième fois en deux ans, le taux de croissance trimestriel des dividendes et des rachats d’actions dépasse 10%. Illustration L’Agefi.
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Les plus grandes entreprises américaines continuent de rémunérer abondamment leurs actionnaires. Selon la dernière étude trimestrielle de FactSet, entre les dividendes (78,6 milliards) et les rachats d’actions (112 milliards), les groupes du S&P 500 ont versé un peu plus de 190 milliards de dollars à leurs actionnaires au troisième trimestre 2014, soit 11,9% de plus qu’un an auparavant. Pour la septième fois en deux ans, le taux de croissance trimestriel des dividendes et des rachats d’actions dépasse les 10%. Le changement de politique d’Apple, qui a relancé ses rachats d’actions en 2013, explique en partie cette progression. Depuis le début de l’année, le S&P 500 a redistribué un peu plus de 550 milliards de dollars à ses actionnaires.
Même si le taux de croissance de leurs cash-flows opérationnels a ralenti ces deux derniers trimestres sous la barre des 5%, les grands groupes américains peuvent compter sur leur trésorerie pléthorique pour financer leurs politiques actionnariales. A la fin du troisième trimestre 2014, le S&P 500 était assis sur 1.370 milliards de dollars de trésorerie, un chiffre stable d’une année sur l’autre. Les laboratoires pharmaceutiques ont par exemple augmenté de 10,9% le montant de leur trésorerie cumulée au troisième trimestre, avec plus de 217 milliards de dollars en caisse. General Electric reste la société la plus riche du S&P 500 avec 90,6 milliards de dollars de trésorerie, devant Microsoft (89,2 milliards) et Google (63 milliards). Dans le même temps, les investissements ont augmenté de 5,7% au troisième trimestre, soit un rythme proche de ceux des deux précédents trimestres de 2014. En revanche, les prévisions laissent entrevoir un déclin de 1% au cours des douze prochains mois glissants, principalement en raison de la baisse des dépenses des compagnies pétrolières et d’énergie.
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