Le refus de la Bourse compromet le refinancement de Spie
Un marché actions nerveux (-5% pour le CAC 40 depuis l’ouverture du carnet d’ordres fin septembre), des investisseurs étrangers inquiets de la situation de la France et une fourchette de prix jugée trop élevée ont eu raison du projet d’introduction de Spie à la Bourse de Paris, ont indiqué plusieurs sources à L’Agefi. Le carnet d’ordres était trop faiblement rempli pour permettre la cotation. La structure d’endettement du groupe a également rebuté certains investisseurs potentiels.
Ce refus de la Bourse compromet le refinancement prévu par la société de services techniques et ses actionnaires, les fonds Ardian, Clayton Dubilier & Rice et la Caisse de dépôt et de placement du Québec. Les 525 millions d’euros de l’augmentation de capital devaient en effet contribuer au rachat de la dette senior contractée par Spie en 2011, lors de son second LBO, et des obligations high yield en circulation. Ce refinancement devait être concomitant avec l’IPO et visait à diviser par plus de deux les charges financières annuelles de Spie.
JPMorgan et UBS étaient coordinateurs globaux, chefs de file et teneurs de livres associés. Barclays, BNP Paribas, BofA Merrill Lynch, HSBC et SG CIB tenaient les rôles de chefs de file et teneurs de livres associés, tandis que CA CIB et Natixis étaient co-chefs de file associés. Spie était conseillé par STJ Advsisors.
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