Le rapprochement de CSAV et de Hapag-Lloyd est en bonne voie avant une mise en Bourse
Le projet de fusion entre les activités de transport maritime de conteneurs de l’allemand Hapag-Lloyd et du chilien Companía Sudamericana de Vapores (CSAV) est enfin sur les rails. Après avoir reconnu début décembre négocier un rapprochement, les deux partenaires viennent tout juste de signer un protocole d’accord (MoU), encore non engageant à ce stade, mais qui permet d’ouvrir des due diligences. D’ici six mois au plus tard, ils comptent avoir signé l’accord de fusion.
Ce mariage donnerait naissance au quatrième acteur mondial du secteur avec 5,6% du marché, derrière le danois Maersk (14,6%), le suisse MSC (13,3%) et le français CMA CGM (8,5%) selon les données d’Alphaliner. Les ventes du nouvel ensemble atteindraient 12 milliards de dollars, tandis que les synergies sont espérées autour de 300 millions de dollars annuellement.
CSAV deviendrait le premier actionnaire de Hapag-Lloyd avec 30% du capital après ce rapprochement. Selon les informations déposées auprès des autorités boursières chiliennes, les parties ont établi un business plan qui permettra d’extérioriser les synergies, d’améliorer l’efficacité opérationnelle et de renouveler la flotte de navires.
Dans cette perspective, les deux partenaires prévoient que la nouvelle entité lance deux augmentations de capital, d’un montant global de 740 millions d’euros, dans les douze mois suivant la fusion. La première, de 370 millions d’euros, serait souscrite à hauteur de 259 millions par CSAV dans un délai de 100 jours après le rapprochement. Le groupe chilien aurait alors une participation d’environ 34% dans Hapag-Lloyd.
La seconde levée de fonds, de 370 millions d’euros, aurait lieu lors de l’introduction en Bourse du nouveau géant du transport maritime, dans l’année suivant la fusion. D’ailleurs, TUI, qui détient encore 22% de Hapag-Lloyd a confirmé ce projet d’IPO, vraisemblablement à Francfort.
CSAV devrait ainsi convoquer dans les prochains jours une assemblée générale extraordinaire destinée à approuver l’augmentation de capital de 259 millions d’euros prévue par l’accord avec Hapag-Lloyd, à voter une autre levée de fonds de 200 millions de dollars pour compléter le financement de l’acquisition de sept porte-conteneurs actuellement en construction, et à obtenir d’autres ressources nécessaires à la fusion.
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