Le nombre d’offres publiques en France suit l’évolution du PIB
Reprise attendue des offres publiques en 2014. Après une nouvelle année de baisse des offres en France en 2013, «le marché reprend de la vitalité», se félicite Sonia Bonnet-Bernard, associée gérante de Ricol Lasteyrie et auteur de la cinquième édition de l’Observatoire des offres publiques. Depuis le début de l’année, ont déjà été annoncées les offres d’Eren sur Orège et de SMA BTP sur la Société de la Tour Eiffel.
Le millésime 2013 a été particulièrement creux avec seulement 37 offres (41 en 2012 et 54 en 2011) pour un montant global de 758 millions (3,24 milliards en 2012 et 7,7 milliards en 2011). Des chiffres qui restent néanmoins supérieurs au point bas de 2009. Depuis six ans, l’évolution du nombre d’offres «reflète fidèlement celle du PIB français, constate Sonia Bonnet-Bernard. Plus que des opportunités liées aux cours de bourse, c’est bien la confiance des acteurs économiques qui est le premier moteur des offres publiques».
L’an dernier, plus de la moitié des offres émanaient de la société elle-même ou de ses acteurs de référence, tandis que 43% étaient initiés par des tiers. Toutes se sont voulues amicales, bien que l’offre d’Ardian (Axa PE) sur Club Med et celle de Macquarie sur Theolia aient été contestées par des minoritaires. La première est suspendue dans l’attente de l’arrêt de la cour d’appel au printemps, tandis que la seconde a échoué, la condition d’obtention d’au moins deux tiers des droits de vote n’ayant pas été atteinte.
Avec le rebond des Bourses l’an dernier, les primes offertes par rapport au dernier cours sont retombées à +29%, en ligne avec la moyenne historique de 25-30%, contre +43% en 2012. Toutefois, l’écart entre la prime calculée par les banques conseils de l’initiateur de l’offre (+26%) et celle définie par l’expert indépendant désigné par la cible (+12%) s’accroît. Ces primes étaient respectivement de 15% et 9% en 2012 et de 17% et 10% en 2011.
Signe d’optimisme, les opérations industrielles sont de retour, même si elles sont encore de petite taille, en particulier dans les technologies, à l’instar du rachat d’Osiatis par Econocom, mais aussi dans des secteurs plus traditionnels comme la reprise de Lafuma par Calida. En outre, les OPE font leur grand retour avec 3 opérations l’an dernier, tandis que le nombre d’offres publiques de rachat d’actions diminue (4 contre 6 en 2012).
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