Le marché parisien devrait se nourrir des pépites financées par Emertec
L’entrée en Bourse à la fin du mois de McPhy Energy, le spécialiste du stockage d’hydrogène sous forme solide, aurait-elle été possible sans l’existence du capital amorçage? En janvier 2009, la société de capital risque Emertec a participé au premier tour d’amorçage de la jeune société et continue à l’accompagner. Cet investissement entrait dans le cadre d’Emertec 4, un fonds de 60 millions levé en 2008 qui a financé 16 sociétés, dont Fermentalg.
Cette société, qui exploite les propriétés des microalgues pour les marchés de la nutrition, de la chimie verte et des biocarburants, s’apprête également à rejoindre la Bourse parisienne dans les toutes prochaines semaines. En 2015, deux autres technologies de rupture, financées par Emertec 4, arriveront à maturité et pourraient faire appel au marché.
Emertec ne compte pas s’arrêter en si bon chemin et vient de lancer son fonds Emertec 5, déjà doté de près de 50 millions d’euros, pour un objectif de 55 à 60 millions. Un fonds abondé à hauteur de 23 millions d’euros par Bpifrance, et de 15 millions par le Fonds européen d’investissement. En outre quatre groupes industriels, GDF Suez, Areva, Sicalé (transformation des productions végétales) et Unigrains complètent l’apport. Deux autres industriels devraient prochainement rejoindre le tour de table, promet Bernard Maître, président du directoire d’Emertec Gestion. Quoi qu’il en soit, le financement reste assuré aux deux tiers par des fonds publics. Pour des raisons de réglementations prudentielles, les assureurs ne sont pas présents et les industriels peu nombreux, certains privilégiant leur propre structure de capital venture. «Nous ne nous sommes pas tournés vers des industriels étrangers, car pour créer des liens avec des industriels, il faut de la proximité», explique Bernard Maître.
Emertec cible les start-up dans l’énergie, l’environnement, ou encore la bioéconomie et à la chimie verte. Emertec 5 investira un ticket unitaire maximum de 5 millions d’euros dans 15 à 20 start-up développant des technologies de rupture dans le secteur des écotechnologies. Il a déjà choisi Qualisteo, proposant des solutions pour la mesure de la consommation d’énergie électrique, et Ynsect, offrant des produits innovants, notamment pour l’alimentation, la cosmétique et la chimie, issus d’insectes. Des sociétés qui pourraient rejoindre la Bourse dans quelques années…
Plus d'articles du même thème
-
Rubis contient les nouvelles ambitions d’un actionnaire activiste
Le premier investisseur du spécialiste de la distribution de produits pétroliers n’est pas parvenu à ses fins lors de l’assemblée générale du groupe. -
La Banque du Canada laisse son taux inchangé à 2,25%
Alors que le PIB s’est contracté au premier trimestre, le comité de politique monétaire canadien considère que l’inflation à 2,8% n’est que temporaire, ce qui ne nécessite pas d’intervenir sur les taux. -
Alstom verdit son financement avec une nouvelle obligation hybride
L’émission de 700 millions d’euros conforte, pour l’heure, la notation prisée de l’émetteur en catégorie investisseurs.
ETF à la Une
BlackRock lance à son tour un ETF arrimé à l’économie spatiale
- Le Crédit Mutuel Alliance Fédérale change de directeur général
- Le Crédit Agricole est confronté à la reprise des grandes manœuvres en Italie
- Le commissariat aux comptes séduit plus que jamais les jeunes générations
- Des manquements déclaratifs pourraient coûter 1,8 million d’euros à Bourse Direct
- L'offre d'Intesa sur MPS crée un effet domino pour Axa
Contenu de nos partenaires
-
Souffler sur les braisesViolences à Belfast : pourquoi les émeutes éclatent si vite au Royaume-Uni
De violentes manifestations anti-immigrés ont éclaté mardi soir dans la capitale de l'Irlande du Nord, après une attaque au couteau attribuée à un ressortissant soudanais -
Voix basseAffaire Lyhanna : pourquoi le RN choisit la retenue
D'ordinaire prompt à s'emparer des faits divers pour imposer ses thèmes de prédilection, le RN réagit avec davantage de retenue à l'affaire Lyhanna. Et mise moins sur la surenchère que sur la dénonciation d'une faillite globale de l'Etat -
« Une célébrité surcotée » : Anthropic publie une version sécurisée de Mythos, son IA surpuissante
Anthropic dévoile une version bridée de son IA ultra puissante. Une annonce retentissante qui sert une stratégie de communication bien huilée : l’accès au public est en fait bordé par des tarifs dissuasifs et des garde-fous stricts