Le fonds ValueAct veut accélérer la transformation de Rolls-Royce
L’annonce de l’entrée du fonds ValueAct au capital de Rolls-Royce a servi de détonateur. Le cours de l’action du fabricant britannique de moteurs d’avions a encore progressé de 5,9% hier à la Bourse de Londres, en plus du gain de 6% enregistré vendredi. En devenant le premier actionnaire de Rolls-Royce, avec 5,4% du capital, le fonds américain dirigé par Jeffrey Ubben s’impose comme une pièce incontournable dans la stratégie de relance que va devoir mettre en œuvre Warren East, nouveau directeur général du fabricant de moteurs d’avions depuis le départ début juillet de John Rishton, après une série d’avertissements sur résultats.
Le parcours de Warren East à la tête du groupe de semi-conducteurs britanniques ARM, l’un des plus rentables de ce secteur, a contribué à convaincre ValueAct d’engager plus de 750 millions de livres au capital de Rolls-Royce, même s’il était actionnaire du groupe depuis plusieurs mois déjà. Selon le Financial Times, au cours des discussions qu’il a pu mener avec la nouvelle direction, le fonds s’est présenté comme un soutien de Warren East, dont la première mesure prise à son arrivée a pourtant été de suspendre le programme de rachats d’actions du groupe de moteurs d’avions. ValueAct mise notamment sur les parts de marché de Rolls-Royce dans l’aéronautique et sur les revenus de maintenance que générera à terme le passage à la nouvelle génération de moteurs.
Après une série de mesures immédiates destinées à redresser les marges et les cash flows, Warren East devrait dévoiler en 2016 une nouvelle stratégie. L’un des points de discorde potentiels avec ValueAct pourrait porter sur la présence de Rolls-Royce dans les secteurs autres que l’aéronautique, comme la marine ou les groupes électrogènes terrestres. La semaine dernière, Warren East a approuvé cette stratégie de diversification jugeant même que ces secteurs pourraient nécessiter de nouveaux investissements pour gagner en compétitivité.
De son côté, pour améliorer la valorisation de Rolls-Royce, ValueAct pourrait pousser à des cessions. Le fonds américain est déjà intervenu dans plusieurs dossiers britanniques, avec à chaque fois la même issue: une vente. Reuters avait ainsi été acheté par Thomson, Misys par Vista Equity Partners et Invensys par Schneider Electric.
Plus d'articles du même thème
-
«Le positionnement neutre nous permet de naviguer dans l’incertitude actuelle tout en restant exposés à la volatilité»
Findlay Franklin, gérant crédit multi-actifs chez RBC BlueBay -
« Le rebond récent paraît fragile »
Pierre-Alexis Dumont, Directeur des Investissements de Sycomore AM -
Le blocage d’Ormuz est chaque jour plus problématique
Plus le blocus du détroit d’Ormuz sera long, plus il sera difficile de normaliser la situation sur les marchés de l’énergie. Les mesures de compensation du déficit d’offre du Moyen-Orient vont s’épuiser. Avec un risque de pénurie et la nécessité que le détroit ouvre rapidement.
ETF à la Une
Amundi lance son ETP Bitcoin sur Euronext Paris
- Cofidis poursuit sa route aux côtés du Crédit Mutuel Alliance Fédérale
- Apple garde l'innovation produit au centre de sa stratégie avec John Ternus
- Tim Cook annonce son départ d’Apple
- La faiblesse congénitale de la finance décentralisée
- Dassault Systèmes trouve enfin les mots pour rassurer les investisseurs
Contenu de nos partenaires
-
En cas de poursuite du blocus américain, l'Iran menace d'une riposte
Plus tôt, samedi 25 avril, le porte-parole du ministère iranien de la Défense a estimé que les Etats-Unis « cherchent un moyen de sauver la face pour sortir du bourbier de la guerre dans lequel il s’est enlisé ». Et ce alors qu’une possible reprise des pourparlers entre les deux parties se profile -
Carburant : Macron se veut rassurant sur l’absence de pénurie en France
« Je crois pouvoir vous dire à ce stade que la situation est contrôlée », a indiqué le président de la République, appelant à éviter la panique sur le sujet -
Mali : des combats entre l'armée et des « groupes terroristes » à Bamako et dans plusieurs villes
Samedi 25 avril, des combats ont lieu dans la capitale du pays, Bamako, ainsi que dans plusieurs villes (Kidal, Gao, Sévaré), entre des soldats et des « groupes terroristes non encore identifiés ». La situation serait « sous contrôle », selon les Forces armées maliennes