Le flottant élargi de Kion accroît ses chances de rentrer dans l’indice allemand MDAX
Les actionnaires financiers de Kion ont choisi de prendre leurs bénéfices après le bon parcours de l’action depuis son introduction en Bourse (IPO) à Francfort au début de l’été 2013. En cédant via leur véhicule d’investissement Superlift Holding un bloc de titres représentant 10,8% du capital du deuxième fabricant mondial de chariots élévateurs, Goldman Sachs et KKR ont engrangé à eux deux un montant équivalent à 315 millions d’euros, ramenant leur participation de 48,6% à un peu moins de 38%.
Le prix unitaire de 29,50 euros fixé pour ce placement - organisé par Goldman Sachs - faisait apparaître une décote de 4% par rapport au cours de clôture de Kion mardi soir.
Introduite à 24 euros fin juin, l’action de l’ex-filiale de Linde a progressé de 25% en 6 mois, notamment à la suite de la publication d’une rentabilité d’exploitation en nette amélioration sur la période de janvier à septembre 2013. Après avoir perdu jusqu’à 3% hier en matinée, le titre a terminé la séance à 30,15 euros, limitant ainsi son repli à 1,9%. Plus que l’engagement pris par les deux groupes américains de ne vendre aucun titre durant 3 mois, ce sont les chances accrues d’une entrée de Kion dans l’indice MDAX, antichambre du DAX 30, qui ont en partie rassuré les investisseurs.
Cette perspective est soutenue par un flottant de 926 millions d’euros, qui représente désormais plus de 31% du capital. Cette inclusion renforcerait le profil boursier de l’entreprise aujourd’hui cotée sur le SDAX qui regroupe 50 capitalisations de petite taille outre-Rhin. Stefan Augustin, analyste chez Kepler-Cheuvreux, estime que le potentiel de hausse de l’action Kion «est de 20% au minimum» sur la base du cours actuel.
Le désengagement partiel de Goldman Sachs et de KKR s’accompagne de la montée progressive de Weichai Power dans Kion. Ayant pris une participation initiale de 25% à l’été 2012 à l’occasion d’une augmentation de capital du groupe allemand, l’entreprise chinoise a relevé sa part à 30% lors de l’IPO, contribuant à renforcer sa structure de bilan. Au 30 septembre dernier, Kion affichait en conséquence une dette nette de seulement «1,5 fois son excédent brut d’exploitation ajusté sur 12 mois». Cette montée en puissance est vouée à se poursuivre car Weichai s’est mis d’accord avec les deux actionnaires américains pour leur racheter ultérieurement 3,3% supplémentaires du capital.
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