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Le démantèlement de ST-Ericsson entraînera la perte de 35% de ses effectifs
Le démantèlement de ST-Ericsson entraînera la perte de 35% de ses effectifs
Contrairement à la France et à l’Italie largement épargnées, la Suède devrait représenter entre 25% et 37% des 1.600 emplois supprimés au total
Publié le
Yves-Marc Le Reour
Après de vaines tentatives de cession, Ericsson et ST Microelectronics (STM) ont finalement choisi de démanteler leur coentreprise ST-Ericsson, qui a accumulé 2,7 milliards de dollars de pertes nettes en 4 ans. «Le manque de dynamique de ST-Ericsson sur le marché du fait de sa forte dépendance à Nokia a vraiment réduit les chances de la coentreprise», commente Haakan Wranne, analyste de Swedbank.
L’accord de séparation des activités prévoit que l’équipementier suédois prenne en charge la conception, le développement et la commercialisation des composants liés au «modem fin LTE multimode» combinant les technologies de transmission cellulaire de 2e, 3e et 4e générations. Cela impliquera la reprise de 1.800 employés et sous-traitants situés principalement en Suède, en Allemagne, en Chine et en Inde. «Nous voulons être l’un des trois premiers acteurs mondiaux sur ce segment de marché», a souligné le PDG d’Ericsson Hans Vestberg, en estimant avoir les compétences requises pour redresser cette activité déficitaire.
Afin de soutenir ses propres opérations et stimuler sa R&D, STM reprendra une partie des autres lignes de produits et «certaines installations de test et d’assemblage», soit environ 950 employés, essentiellement en France et en Italie. Le fabricant de semi-conducteurs a d’autre part revu en baisse sa contribution à la restructuration de la coentreprise, désormais estimée «entre 350 et 450 millions de dollars», Ericsson ayant de son côté provisionné l’équivalent de 500 millions de dollars à cet effet dans ses comptes 2012. Le transfert des activités concernées, qui devrait être réalisé «au cours du 3e trimestre» après accord des autorités réglementaires, sera piloté par le PDG de STM Carlo Bozotti, nommé PDG de ST-Ericsson à compter du 1er avril en remplacement de Didier Lamouche, qui a quitté l’entreprise la semaine dernière.
L’abandon des autres activités entraînera la suppression d’environ 1.600 postes à l’échelle mondiale, soit 35% des effectifs de la coentreprise qui emploie actuellement 4.550 personnes. Bien qu’aucune usine n’y soit fermée, l’Europe perdra entre 500 et 700 postes, dont 400 à 600 situés en Suède, devant l’Allemagne où seront supprimés entre 50 et 80 emplois. ST-Ericsson a par ailleurs annoncé son intention de céder son activité de connectivité mobile (Bluetooth, Wifi, GPS…) qui compte environ 200 salariés.
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