Le consortium emmené par ADP remporte l’aéroport de Santiago du Chili
Avec la ferme intention de devenir un hub pour le trafic aérien pan-pacifique, l’aéroport de Santiago du Chili se dote de nouveaux gestionnaires et développeurs. Le consortium Nueva Pudahuel, guidé par l’opérateur aéroportuaire ADP, a été désigné comme «acquéreur pressenti» par le gouvernement chilien. Le groupe français est associé pour l’acquisition à Vinci Airports et à l’italien Astaldi.
Les trois partenaires détiennent respectivement 45%, 40% et 15% du consortium. «C’est notre première coopération avec Vinci sur un dossier très technique - puisqu’il s’agit de rénover l’aéroport - mais aussi très compétitif puisqu’il y avait pas moins de cinq candidats. Nous avons réussi à l’emporter en alliant nos savoir-faire en matière d’ingéniérie et d’exploitation, tout en restant dans les limites du raisonnable, financièrement», a expliqué aux Echos Augustin de Romanet, le PDG d’ADP.
La proposition de Nueva Pudahuel intègre un investissement de plus de 900 millions de dollars sur les quatre premières années du contrat, qui débutera le 1er octobre 2015 pour s’achever en 2035. La majeure partie de cette enveloppe - 700 millions - sera financée grâce à de la dette, le solde provenant de fonds propres. Dans le cadre de ce contrat, un deuxième terminal sera construit au sein de l’aéroport international Arturo Merino Benitez afin de doubler la capacité d’accueil. Le site, ouvert en 1967, était piloté depuis 1997 par un consortium composé du Chili et de sociétés canadiennes et espagnoles.
L’infrastructure a enregistré un trafic de plus de 16 millions de passagers en 2014, ce qui représente environ la moitié du trafic comptabilisé l’an dernier dans le principal hub d’Amérique latine, l’aéroport Guarulhos de Sao Paulo (Brésil). Mais avec un trafic en croissance d’environ 10% par an, le gouvernement chilien entend faire de Santiago un point d’entrée en Amérique latine, en particulier pour les liaisons dans le Pacifique.
Ce succès à l’international marque un peu plus le recentrage sur l’aéroportuaire engagé par Vinci. En 2013, le groupe a conclu le rachat d’Ana pour 3 milliards d’euros et a investi 365 millions pour monter au capital d’ADP en s’associant à Predica. De son côté, ADP essuie son échec au Brésil en attendant une éventuelle issue positive à New York La Guardia.
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