L’Afep et le Medef recommandent un say on pay « impératif »
L’Afep et le Medef ont annoncé, ce vendredi, une révision de leur code de bonne conduite sur les rémunérations des dirigeants en donnant au «say on pay» un caractère impératif, évitant ainsi l’utilisation du mot contraignant.
Cette initiative était très attendue depuis la polémique autour de la rémunération de Carlos Ghosn, patron de Renault, jugée excessive par une majorité des actionnaires, fin avril.
Jusqu’ici, le vote des actionnaires en assemblée générale était purement consultatif en France. Désormais, en cas de vote négatif, comme lors de l’assemblée générale de Renault, le conseil d’administration de l’entreprise devra faire une contre-proposition «dans un délai raisonnable», soit quelques semaines, et rendre celle-ci publique, ont annoncé le président de l’Afep Pierre Pringuet et le président du Medef Pierre Gattaz au cours d’une conférence de presse.
En revanche, le nouveau code donne toujours le dernier mot au conseil d’administration de l’entreprise et ne préconise pas la tenue d’une nouvelle assemblée générale. Le conseil devra en revanche faire un rapport devant l’AG de l’année suivante.
Concernant Renault, le Haut Comité de gouvernement d’entreprise de l’Association française des entreprises privées (Afep) et du Medef, instance créée en 2013 pour veiller au respect du Code Afep-Medef sur le gouvernement d’entreprise (rémunérations, déontologie...), a recommandé «des évolutions significatives du mode de rémunération» de son dirigeant. Le 29 avril, le conseil du constructeur avait confirmé la rémunération de Carlos Ghosn peu après une assemblée générale des actionnaires marquée par le rejet à 54,1% des voix des montants attribués au PDG.
Plus d'articles du même thème
-
Les non-dits de Kevin Warsh crédibilisent un statu quo de la Fed
Le président de la Fed ne contredit pas les marchés qui ont repoussé d’octobre à décembre la prochaine hausse de taux, malgré une inflation américaine toujours plus élevée. Kevin Warsh insiste toujours sur le fait que l’IA devrait apporter des gains de productivité considérables. -
«L’euro peut connaître une période de faiblesse prolongée»
Stefano Fiorini, responsable des fonds global fixed income chez Generali Investments. -
« Nous abordons une saison des résultats qui s’annonce remarquable »
Nathan Planque, gérant multi-asset chez BNP Paribas Asset Management.
ETF à la Une
Amundi renforce son offre d’ETF thématiques
- Danfoss réussit une émission obligataire malgré la cyberattaque en France
- Eutelsat bondit en Bourse alors que Starlink réduit ses services en Ukraine
- Ledger fait face à une cyberattaque d'un nouveau genre sur la blockchain
- L’exposition à géométrie variable des banques françaises au risque souverain
- Les marchés monétaires recommencent à inquiéter en zone euro
Contenu de nos partenaires
-
Mouvement du 17 octobre : deux cortèges sauvages et 61 interpellations à Paris, un commissariat attaqué à Marseille
Deux cortèges sauvages ont été dispersés, samedi matin, par les forces de l’ordre. Dans la capitale, la manifestation principale doit partir de la place de la République à 14 heures. D’autres mobilisations ont lieu en France, dont à Rennes, Nancy et Marseille -
Etats-Unis : Katie Zacharia rapidement évincée après avoir été nommée porte-parole de la Maison Blanche
Selon la presse américaine, la nouvelle porte-parole de Donald Trump n’était pas avocate, en dépit de ce qu’elle affirmait. « Je lui ai dit : 'Honnêtement, si j'étais vous, je reconsidérerais [la situation] », a indiqué le président américain -
Guerre en Ukraine : Trump exempte la Russie de nouvelles sanctions du Congrès
Evoquant « l’intérêt national des États-Unis », le président américain a indiqué la suspension des « sanctions, restrictions et droits de douane prévus dans le Graham Act » visant la Russie