Lafarge et Holcim espèrent avoir levé tous les obstacles à leur mariage
L’annonce du nouvel accord de fusion entre Lafarge et Holcim soulage le marché, car l'échec du mariage aurait placé le groupe français dans une situation délicate. A mi-séance, le cours de l’action Lafarge progresse de 2,92% à 64,12 euros. A Zurich, Holcim progresse de 1,16% à 76,6 euros. Le nouveau projet devra encore passer en assemblée générale. L’AG d’Holcim est programmée pour le 7 mai. Le principal actionnaire d’Holcim, Thomas Schmidheiny, s’est réjoui vendredi matin des modalités du nouvel accord, même si ses termes sont légèrement moins favorables que ce que le marché attendait. L’accord prévoit une nouvelle parité d'échange, de 0,9 action Holcim pour une action du groupe français, ce qui donnera au groupe suisse près de 56% du futur ensemble, et 44% à Lafarge, contre 53%-47% dans le schéma initial (une action Holcim pour une action Lafarge).
Sur le plan de la gouvernance, les points de friction ont été levés. Le PDG de Lafarge, Bruno Lafont, ne sera finalement pas directeur général de LafargeHolcim, mais co-président non exécutif du conseil au côté de l’actuel président d’Holcim, Wolfgang Reitzle. Le directeur général sera nommé dans les prochaines semaines sur proposition de Bruno Lafont et du conseil d’administration de Lafarge. Il n’a pas été précisé s’il viendrait de Lafarge ou de l’extérieur. «Est-ce qu’il viendra de Lafarge ? Ce qui est très important, c’est de dire que c’est Lafarge qui va proposer ce candidat», a déclaré Bruno Lafont lors d’une conférence téléphonique. Selon lui, «la gouvernance est toujours totalement équilibrée». A la présidence partagée du futur LafargeHolcim s’ajoutera un vice-président du conseil, en la personne de Beat Hess, vice-président d’Holcim. L'équilibre entre les deux groupes au niveau du conseil d’administration, qui compteront chacun sept sièges, n’a pas été modifié dans l’accord scellé tard jeudi après plusieurs jours d’intenses négociations entre Paris et Zurich.
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