La valorisation de Snapchat ne cesse de progresser
Snapchat vaudrait près de 10 milliards de dollars (7,6 milliards d’euros). Telle serait la nouvelle valorisation de cette application pour téléphone mobile de partage éphémère (quelques secondes) de photos et de vidéos à l’issue d’un nouveau tour de table. Sur cette base, le capital-risqueur Kleiner Perkins Caufield & Byers aurait récemment investi 20 millions de dollars, selon le Wall Street Journal.
Tous les espoirs sont permis pour cette application gratuite lancée en 2011 par deux étudiants de l’université de Stanford et qui ne dégage pourtant presque pas de chiffre d’affaires. Si les récentes négociations avec le géant chinois internet Alibaba –qui s’apprête à rejoindre Wal Street– n’ont pas abouti, la valorisation du groupe ne cesse de progresser. Une flambée qui pourrait faire craindre le retour d’une bulle internet. «La valorisation de notre entreprise et nos besoins en fonds propres sont les aspects les moins intéressants de soutien à la communauté Snapchat», se contente de préciser un porte-parole de l’application éphémère.
Snapchat a déjà rejeté une première offre de rachat par Facebook pour un milliard de dollars en 2012, puis une seconde d’au moins 3 milliards de dollars en numéraire en novembre 2013. Avec une offre à 4 milliards de dollars, Google n’a pas eu plus de succès. Début 2014, le fonds DST Global, détenu par le russe Yuri Milner, y aurait investi sur la base d’une valorisation de 7 milliards de dollars.
Alors que le groupe n’a toujours pas dévoilé sa stratégie, les annonceurs devraient être particulièrement intéressés pour cibler une population d’adolescents, d’étudiants et de jeunes actifs. Snapchat est la troisième application la plus populaire après Facebook et Instagram auprès des jeunes. Elle est utilisée par un tiers des 18-34 ans aux Etats-Unis, selon ComScore. Elle compterait plus de 100 millions d’utilisateurs par mois, dont les deux tiers sont actifs quotidiennement, selon le Wall Street Journal. Son concurrent WhatsApp revendique désormais 600 millions d’utilisateurs chaque mois, soit deux fois plus qu’un an auparavant. La société de messagerie instantanée a été rachetée au premier trimestre par Facebook pour plus de 19 milliards de dollars (dont les trois quarts en titres), bien qu’elle ne génère que quelques dizaines de millions de dollars de chiffre d’affaires.
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