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La Russie est prête à réparer les dégâts des sanctions internationales sur Rosneft
La Russie est prête à réparer les dégâts des sanctions internationales sur Rosneft
Le Premier ministre a confirmé étudier différentes solutions de financement pour le groupe pétrolier qui n’a plus accès aux marchés en dollar
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Olivier Pinaud
Rosneft va pouvoir compter sur son premier actionnaire pour faire face à ses échéances financières. Le Premier ministre russe Dimitri Medvedev a confirmé hier dans un entretien au journal Vedomosti que le gouvernement examine différentes mesures de soutien.
«J’ai récemment participé à une réunion sur le programme d’investissements de Rosneft: la compagnie doit maintenir ses niveaux de production car Rosneft est une source majeure de rentrées fiscales», a expliqué Dimitri Medvedev. Les exportations d’hydrocarbures représentent environ 20% du PIB russe. L’Etat détient en outre 69,5% du capital de Rosneft.
Le premier ministre russe n’a pas donné de détails sur l’effort que serait prêt à consentir l’Etat. Il a néanmoins qualifié d’«impressionnant» le chiffre de 40 milliards de dollars (31 milliards d’euros) qui a circulé cet été. «Tout ne doit pas nécessairement être fait en une seule année», a relativisé Dimitri Medvedev. «Je n’ai aucun doute sur les performances de l’entreprise à moyen et long termes. L’investissement sera assurément payant», a ajouté le Premier ministre. Le pays pourrait notamment puiser dans les réserves du fonds souverain alimenté par les recettes pétrolières et gazières.
Rosneft s’est fortement endetté en 2013 lors de l’acquisition de la part de BP dans TNK pour 55 milliards de dollars. Le groupe doit rembourser 26,2 milliards de dollars d’ici à décembre 2015, dont 80% sont concentrés entre octobre 2014 et mars 2015: 13,6 milliards de dollars liés au prêt-relais contracté lors du rachat de TNK doivent par exemple être remboursés en fin d’année. Compte tenu de sa trésorerie et de ses lignes de financement actuelles, le premier groupe pétrolier russe pourrait devoir refinancer 5 à 6 milliards de dollars, estimait Moody’s cet été, en tenant compte de ses besoins opérationnels.
Or, en riposte aux avancées russes en Ukraine, les Etats-Unis ont interdit en juillet à leurs banques de prêter de l’argent à plus de 90 jours à plusieurs entreprises stratégiques russes, dont Rosneft, leur coupant ainsi les robinets du financement en dollars. Hier, l’Union européenne réfléchissait à la mise en place de mesures similaires.
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