La revalorisation des groupes européens devrait se poursuivre en 2013
Un CAC 40 en hausse de 15% sur l’année, à 3.641 points fin décembre. L’idée était incongrue mi-mai, avec un indice refroidi sous les 3.000 points par les regains de tensions économiques dans la zone euro. La stabilisation du climat en Europe après la promesse fin juillet d’une intervention sans limite de la Banque centrale européenne sur les marchés de la dette souveraine a replacé les fondamentaux au centre de la valorisation des marchés actions. Ainsi, entre le point bas de mai et la fin de l’année 2012, le multiple de capitalisation des bénéfices des groupes européens, hors valeurs financières, est passé de 9 à 11. Selon les stratèges de Citigroup, il s’agit de son niveau le plus haut de ces deux dernières années.
Et à en croire la majorité des stratèges, ce rebond devrait se poursuivre en 2013. «En dépit de faibles perspectives de croissance mondiale, de la baisse des marges des entreprises et de niveaux de valorisations déjà justes, les marchés actions européens devraient progresser en 2013», prévoient les analystes de Barclays. Le soutien des banques centrales et la diminution des incertitudes économiques dans la zone euro constitueront deux facteurs de soutien de taille en comprimant un peu plus la prime de risque appliquée aux actions. Selon Barclays, les marchés italiens et espagnols, dont les performances 2012 sont inférieures à celles de leurs homologues européens, devraient en être les premiers bénéficiaires.
Grâce à la baisse du risque macroéconomique en Europe, les stratèges de Deutsche Bank s’attendent à une remontée du multiple de capitalisation des bénéfices des groupes européens à 12,5 fois, un niveau jugé raisonnable selon eux et observé lors des quelques périodes boursières «normales» de ces douze dernières années. Ce multiple d’équilibre résulte de taux d’intérêt réels à 2%, avec une prime de risque de 6%.
La poursuite de la remontée du multiple de valorisation des entreprises constituera selon JPMorgan le principal moteur des marchés. La banque américaine attend une hausse de 10% des indices des pays développés avec une progression de seulement 5% des bénéfices par action des groupes. Citigroup est dans le même ordre de grandeur, avec une croissance des bénéfices en Europe de 5% au mieux, mais n’exclut pas une remontée du multiple de capitalisation à 12 fois en un an.
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