La hausse des marchés actions électrise l’activité de vente de blocs
Les banquiers equity capital market ne touchent plus terre. Depuis le début de l’année, l’activité de vente de blocs d’actions par constitution de livres d’ordres accélérée tourne à plein régime en Europe. Selon les chiffres compilés par Dealogic pour L’Agefi, les volumes au 25 mars frôlent les 35 milliards d’euros, 70% de plus que le précédent record de 2014. Le montant est supérieur aux 26,7 milliards de dollars enregistrés aux Etats-Unis. Rien qu’en France, près de 4 milliards d’euros ont été placés sur le marché depuis le 1er janvier. Du jamais vu depuis 2005.
Avec des indices pour la plupart à leurs plus hauts depuis longtemps et un déversement de liquidités vers les marchés actions, tout pousse les actionnaires, fonds d’investissement ou industriels, à vendre des participations non stratégiques ou à encaisser leurs plus-values. En France, les opérations s’enchaînent: Groupama a cédé ses dernières actions Veolia encaissant 485 millions d’euros; PAI a achevé son aventure au capital d’Atos pour 582 millions d’euros; l’Etat a de nouveau vendu des titres Safran afin de faire remonter 1 milliard d’euros dans ses caisses… Et hier, Airbus Group s’est allégé chez Dassault Aviation tout comme le duo Eurazeo-Colony chez Accor.
Dans l’ensemble, la capacité du marché à absorber ces actions permet de contenir la décote consentie aux acheteurs (voir graphique). JCDecaux fait exception. La famille a vendu 5,4% du capital du groupe de publicité avec une décote de 7%. «Le titre avait été un peu perdu du vue par les investisseurs ces dernières années», explique un banquier. En outre, le calendrier du placement a surpris: Cinq jours plus tôt, la famille Decaux avait annoncé son intention de participer au programme de rachats d’actions prévu par le groupe.
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