La désintermédiation suscite l’intérêt grandissant des directeurs financiers
Les financements désintermédiés devraient poursuivre leur croissance en France, si l’on en croit la troisième édition du baromètre d’opinions des directeurs financiers publié par Deloitte. Réalisé en septembre auprès d’un échantillon de 74 dirigeants de grandes entreprises françaises ou de filiales d’entreprises étrangères établies en France, ce sondage aborde les stratégies de financement envisagées pour accompagner une sortie de crise.
La diversification des sources de financement est considérée par 46% des répondants comme l’un des principaux levier d’amélioration de la trésorerie, juste derrière l’optimisation du besoin en fonds de roulement qui recueille un score de 77%. Une proportion de 35% des répondants juge que la part du financement bancaire dans l’endettement de leur entreprise devrait diminuer d’ici à fin 2014, alors que 55% n’envisagent aucune baisse.
Contrairement aux financements en fonds propres qui affichent un net recul par rapport à l’enquête d’avril dernier, les placements privés, les emprunts BEI et les obligations gagnent du terrain, 55% des directeurs financiers songeant à utiliser prochainement ces financements non bancaires.
Si les deux tiers de l’échantillon estiment que les solutions actuelles de financements désintermédiés répondent à leurs attentes, 30% des répondants sont d’un avis contraire. Ces derniers mettent en avant le montant trop élevé exigé par le marché, des compétences internes limitées, une mise en œuvre trop complexe par rapport à la taille de l’entreprise ou un coût financier trop important. A cet égard, 53% estiment que les placements privés répondent davantage à leurs attentes que les placements obligataires faisant appel public à l’épargne.
Les responsables interrogés ne sont toutefois que 22% à se sentir partie prenante dans les discussions de Place sur la structuration de nouveaux modes de financement, 19% d’entre eux estimant ne pas être impliqués. Le reste de l’échantillon se partage entre ceux qui ne se sentent pas concernés (28%) et ceux qui ne se sont jamais posé la question (31%).
Quant à la notation de crédit, les trois quarts des dirigeants sondés la perçoivent comme un moyen de faciliter l’obtention de nouveaux financements. Mais en excluant les 38% d’entreprises déjà notées, seulement 4% des directeurs financiers affirment vouloir franchir cette étape à court ou moyen terme.
{"title":"","image":"80295»,"legend":"Placements priv\u00e9s d’entreprises fran\u00e7aises»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
La Zambie relève son offre pour le rachat des obligations 2053
La fronde de certains créanciers a contraint le pays à relever l’offre sur les obligations émises lors de la restructuration de 2024, indexées sur des critères économiques. -
L'extravagante valorisation de SpaceX suscite le vertige
Avec une valorisation demandée de 1.750 milliards de dollars, l'entreprise d'Elon Musk s'apprête à pulvériser tous les records pour son entrée sur le Nasdaq. La mise à feu boursière pourrait intervenir dès le 12 juin. De premières et rares voix se font entendre, à l'image de Morningstar qui aboutit à une valorisation sensiblement inférieure. -
Le marché du gaz naturel livre ses paradoxes
Les cours du gaz naturel ne progressent pratiquement plus en Europe et en Asie depuis des semaines, grâce aux espoirs sur l’ouverture du détroit d’Ormuz et une demande jusque-là contenue. Les hedge funds font le pari d’une normalisation des prix au second semestre. Mais tous les analystes ne sont pas d’accord.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF confirme son rebond en mai
- TotalEnergies pourrait doublement profiter de la guerre au Moyen-Orient
- Atalian s’apprête à passer sous le contrôle de ses créanciers
- Le Crédit Mutuel vante la banque à réseau pour concéder l'inévitable passage au digital
- Berkshire Hathaway mise sur la promotion immobilière résidentielle
- Novobanco galvanise les ambitions de BPCE
Contenu de nos partenaires
-
Résidents de la RépubliqueLa « nouvelle France », le poison identitaire de Jean-Luc Mélenchon
Avec ce slogan comme arme de mobilisation massive et la ville de Saint-Denis comme laboratoire à ciel ouvert, Jean-Luc Mélenchon croit avoir trouvé son « on est chez nous » d’extrême gauche pour 2027 -
Appel au calmePour Donald Trump, la sortie du bourbier iranien passe par une nouvelle trêve au Liban
La spirale de violence au Liban a convaincu le président américain de pousser à un nouveau cessez-le-feu, alors que Téhéran menace de mettre fin aux négociations avec Washington -
EditorialServitude, égalité, fiscalité : l'effroyable utopie de Thomas Piketty
Pour justifier une construction folle ciselée pour exalter l'internationale gauchiste, l'auteur célébré du Capital au XXIe siècle évoque une utopie. N'en croyez rien !