La cybercriminalité coûte toujours plus aux entreprises
La tenue cette semaine des Assises de la sécurité donne l’occasion aux sociétés de faire le point sur l’efficacité de leurs systèmes. Et il y a urgence. 100% des sites web testés sont vulnérables et 90% étaient déjà en ligne au moment des audits de sécurité, constate une étude de Wavestone, réalisée auprès de 155 sites web de grandes entreprises françaises. Plus inquiétant, 50% des sites accessibles à tous ont au moins une faille grave, tous secteurs confondus, et 40% des sites ayant déjà subi un audit de sécurité sont encore vulnérables. Les sites web internes d’entreprises s’avèrent encore plus fragiles, avec au moins une faille grave pour 68% d’entre eux.
Un chiffrement de mauvaise qualité des informations constitue le principal risque (cité par 83% des répondants). Plus grave, un attaquant peut accéder à des données d’un autre utilisateur ou à des fonctions du site non autorisées (45%), et peut même faire réaliser des actions non prévues par le site (34%). Et dans 25% des cas, l’attaquant peut collecter toutes les données du site.
Au-delà des risques pour l’entreprise, la cybercriminalité a un coût élevé. Au niveau mondial, il se chiffre à 11,7 millions de dollars par entreprise en 2017 (+23% en un an et +62% en cinq ans), selon une étude d’Accenture réalisée par le Ponemon Institute auprès de 254 organisations dans le monde. Il a notamment bondi de 42% en Allemagne à 11,5 millions de dollars. Le coût moyen le plus élevé reste aux Etats-Unis avec 21 millions de dollars par acte criminel.
Des chiffres en forte augmentation. Une société subit en moyenne 130 attaques de sécurité dans l’année (+27,4% en un an et un quasi-doublement en cinq ans). En particulier les services financiers et les énergéticiens, secteurs les plus touchés, avec un coût moyen annuel, respectivement de 18 millions et 17 millions de dollars. En plus de la charge financière, ces accidents sont longs à traiter, 50 jours en moyenne pour les attaques venant de l’intérieur et 23 jours pour les ransomware (logiciels de rançons). Sans compter les autres conséquences pour la société. Si les perturbations de l’activité sont citées à 33% (contre 39% en 2015), la perte d’information, évoquée par 43% des répondants, constitue le plus grand dommage.
Comment réagir face à ces attaques ? Accenture recommande d’investir en amont dans le renseignement en matière de sécurité et la gestion avancée des accès ; d’effectuer des tests de résistance extrêmes ; et d’investir dans des innovations de rupture.
Plus d'articles du même thème
-
Le patron de BoursoBank prend du galon chez la Société Générale
En marge de la présentation de son plan stratégique, la banque de la Défense a annoncé la nomination de Benoit Grisoni en tant que directeur adjoint des activités de banque de détail en France. Un mouvement qui va dans le sens du rapprochement entre le réseau SG et BoursoBank. -
Moscou met Nestlé et Auchan sous administration temporaire russe dans le pays
Un nouveau décret de Vladimir Poutine, signé jeudi 17 septembre, autorise le transfert des actifs de plusieurs sociétés tricolores, dont Auchan, à une société russe. -
Le fonds de pension de l'Etat de New York défend les résolutions d'actionnaires face à la SEC
Le contrôleur financier de l'Etat demande aux sociétés cotées américaines de continuer volontairement à inscrire les résolutions d'actionnaires dans leurs documents de vote.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF a d’ores et déjà collecté plus qu’en 2025
- La Société Générale aura du mal à contenter tout le monde avec son nouveau plan
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- La coûteuse ardoise de la frilosité des épargnants français
- Les banques ne seront pas désintermédiées, elles seront tokenisées
- La Fed sort de l'ambiguïté en remontant ses taux
Contenu de nos partenaires
-
Fin de partiePhilippe Brun débouté par la justice, sa candidature à la primaire définitivement écartée
Le tribunal judiciaire de Paris a rejeté, ce mercredi 23 septembre, le recours en référé du député de l'Eure contre sa suspension du Parti socialiste et son exclusion de la primaire. Le juge estime qu’aucun « trouble manifestement illicite » n’est caractérisé. -
Âge de départ, capitalisation… Bruno Retailleau abat ses cartes sur les retraites
Le candidat LR à l'élection présidentielle a présenté les grandes lignes de la réforme des retraites qu’il souhaite mettre en œuvre. Son objectif : 40 milliards d’économies sur cinq ans -
Le bon grain de l'ivraieComment Bruxelles renchérit le prix des carburants (et de l’acier)
Entre exigences écologiques intenables et flou juridique, une réforme de la Commission européenne augmente l'insécurité des importateurs et pèse lourdement sur la facture énergétique