La croissance organique de Casino s’accélère en fin d’année
Accélération de la croissance en fin d’année. Au quatrième trimestre 2013, Casino a enregistré une hausse organique de 8,5% de ses ventes (hors essence et calendaire) à 13,1 milliard d’euros, contre +6,5% au troisième trimestre et 5,7% sur l’ensemble de l’exercice.
Plus que jamais l’international constitue le moteur du groupe avec une croissance organique de 14% (hors essence et calendaire) au quatrième trimestre – et même de 15,8% en Amérique latine – soit une progression de 11,9% en 2013. Pour autant, l’effet changes pèse encore lourdement sur les comptes, les ventes hors France reculant de 3% en données publiées. L’international pèse désormais 60% du chiffre d’affaires du groupe 2013, contre 56% en 2012. Pourtant, la situation en Asie s’est nettement détériorée avec un recul de 4% des ventes en comparables (hors essence et calendaire), contre +0,6% au troisième trimestre en raison du ralentissement de la consommation et des tensions politiques en Thaïlande.
En France, le point bas semble désormais appartenir au passé. La croissance organique (hors essence et calendaire) ressort à -1,4% au quatrième trimestre, contre -3,6% au troisième trimestre et -2,9% en 2013. Le recul n’est plus que de 2% pour les hypermarchés (pour un consensus à -3%) et de 2,7% pour les supermarchés sur les trois derniers mois de l’année, grâce à une hausse du trafic (+1,9%) et des volumes alimentaires (+8,1%) liée aux baisses de prix. Les ventes de non-alimentaire reculent toujours, mais les performances s’améliorent. En revanche, la situation de Leader Price se détériore fortement avec des ventes en chute de 7,6%, contre -2,6% au troisième trimestre, «sous les effets combinés des baisses de prix et d’une réduction des activités promotionnelles, précise Casino. Compte tenu de ces investissements, [l’enseigne est] la moins chère du marché» sur la première semaine de janvier selon un panéliste indépendant.
Demain matin, ce sera au tour de Carrefour de dévoiler ses performances trimestrielles. Oddo anticipe un chiffre d’affaires de 22,2 milliards d’euros en hausse de 2,8% en organique (hors essence et effet calendaire), en léger ralentissement par rapport au +3% du troisième trimestre. Toutefois, les ventes (hors essence et calendaire) devraient continuer à s’améliorer en France, attendues en hausse de 1,8 à 2,2% pour les hypermarchés et de 2,5% à 3,4% pour les supermarchés, selon des analystes.
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