La CDC capitalise sur Novo pour lancer son nouveau fonds Novi pour les PME/ETI
Pour le premier anniversaire des fonds Novo 1 et Novo 2, fêté hier à la Caisse des dépôts avec l’ensemble des protagonistes de la place, l’heure est à l’autocongratulation. «On ne peut que collectivement se féliciter de cette initiative», a ainsi lancé Pierre-René Lemas, le directeur général de la Caisse des Dépôts. En un peu plus d’un an, seize entreprises ont ainsi été financées, pour un montant total de 461 millions d’euros sur le milliard apporté par les 24 investisseurs, assureurs ou fonds de retraite. Le prêt s’élève en moyenne à 29 millions d’euros, avec une maturité de 6,5 années et un taux moyen pondéré entre 4% et 6%.
Selon Javier Perez Diaz, responsable de la gestion de prêts Europe de BNP Paribas IM, choisi pour gérer Novo 1, le portefeuille devrait se garnir de 4 nouvelles opérations d’ici à la fin du mois d’octobre et de 3 supplémentaires d’ici à la fin de l’année, pour un montant total de 105 millions d’euros. «Nous devrions ainsi dépasser les 445 millions d’euros investis fin 2014», indique Javier Perez Diaz, soit les deux tiers des 660 millions alloués à Novo 1. 65% des sommes levées l’ont été pour financer des investissements, 25% pour des acquisitions et 10% pour ajuster la structure de dette.
La CDC veut poursuivre son «rôle d’entraînement», selon Pierre-René Lemas, en lançant début 2015 Novi, un fonds plus destiné aux entreprises dites innovantes. Elaboré comme ses prédécesseurs par Thierry Giami, conseiller à la direction de la CDC, Novi disposera dès la première année de 300 millions d’euros. A la différence de Novo 1 et 2, qui ne distribuent que de la dette, cette nouvelle structure pourra apporter à la fois des fonds propres ou de la dette. De même, alors que le ticket moyen des Novo tourne autour de 30 millions d’euros, Novi ira vers des opérations proches des 10 millions d’euros. «Est-ce la vocation de la CDC? Oui et c’est complémentaire des initiatives de Bpifrance», a assuré Pierre-René Lemas.
Bruno de Pampelone, président de Tikehau IM, le gérant de Novo 2, espère que ce futur fonds sera plus flexible que les Novo, «en termes de taille ou de critères d’investissement, par exemple au niveau du levier financier». Sur les 150 dossiers examinés par Novo 2, certains ont dû être refusés à regret car le projet présenté, comme une acquisition, risquait de faire temporairement passer la dette au-delà de la limite fixée à 3,5 fois l’Ebitda.
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