La bonne santé de Volkswagen dénote dans le secteur automobile européen
Volkswagen survole les difficultés du marché automobile. Alors que tous ses concurrents européens gèrent tant bien que mal le déclin de leurs ventes, le groupe allemand est parvenu à augmenter de 26% son chiffre d’affaires au premier trimestre 2012. Celui-ci atteint 47,3 milliards d’euros. La hausse intègre la contribution de 3,9 milliards d’euros du groupe de poids lourds Man, acquis fin 2011. En la retirant, le principal levier de croissance vient des volumes, à des niveaux records: le groupe a livré 2,16 millions de véhicules au premier trimestre, soit 9,6% de mieux qu’un an auparavant.
Quelle que soit la région concernée, Volkswagen fait mieux que le marché. Même en Europe de l’Ouest, le principal point noir sur la planisphère automobile, les livraisons du groupe allemand n’ont plié que de 1,2% quand le marché chutait de 8,3%, signe de l’efficacité du modèle diversifié du constructeur, des petites citadines aux voitures de luxe, en passant par les camions. En revanche, sur le trimestre, l’effet prix est nul.
Porté par ces ventes records, le bénéfice d’exploitation a ainsi progressé de 10% à 3,21 milliards d’euros, alors que les analystes l’attendaient en moyenne en repli de près de 9% à 2,7 milliards. De quoi faire pâlir d’envie Peugeot, Renault ou bien encore Fiat, qui ne doit ses 866 millions d’euros de bénéfices trimestriels qu’à la seule performance de sa filiale américaine Chrysler. Sans celle-ci, le constructeur italien est tout juste à l'équilibre.
Surtout, la force actuelle de Volkswagen lui permet de préparer l’avenir pour asseoir un peu plus sa domination d’ici la fin de la décennie. Rien que cette année, son catalogue s’enrichira de plus de 40 nouveaux modèles ou nouvelles versions de modèles existants. Le groupe allemand prévoit aussi d’investir 15 milliards d’euros d’ici à 2016 pour moderniser ses usines. En ligne de mire, la place de numéro un mondial de l’américain General Motors. Volkswagen veut prendre la couronne d’ici 2018. Pour cela, il lui faudra vendre au moins 10 millions de véhicules, contre 8,3 millions en 2011. Avec plus de 15 milliards d’euros de trésorerie nette, le groupe dispose des ressources financières nécessaires.
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