JCDecaux peinera à maintenir son niveau de marge opérationnelle en 2012

Il confirme sa cible de 23,6%, malgré un recul de 0,4 point au premier semestre. La croissance organique se limitera à 0,2% au troisième trimestre
Bruno de Roulhac

Echec pour JCDecaux. Avec une croissance organique de ses ventes limitée à 0,2% au deuxième trimestre (après 3,3% au premier trimestre), le leader mondial de la communication extérieure n’a pas tenu son objectif de 1%. Et malgré l’impact positif des JO de Londres (le Royaume-Uni représente 11% des ventes du groupe) et «une légère amélioration attendue en France», JCDecaux anticipe une croissance du chiffre d’affaires en ligne avec celle du deuxième trimestre «reflétant une baisse du chiffre d’affaires en Allemagne ainsi que dans certains pays d’Europe du Nord et de l’Est». Une contre-performance et des perspectives sanctionnées par une chute de 6,85% de l’action à 17 euros. D’autant que le consensus misait sur une croissance organique de 3 à 4% au troisième trimestre.

Sur le premier semestre, l’Europe (hors France et Royaume-Uni), pesant plus de 30% des ventes du groupe, a enregistré une décroissance organique de 4,2%. En revanche, JCDecaux a profité de deux moteurs : l’Asie (22% des ventes), avec une croissance organique de 10,7%, et le transport (36,5% des ventes), avec une croissance interne de 7,3%. Pourtant Oddo affiche sa «déception» sur le transport, dont la croissance organique a reculé de 10,2% au premier trimestre à 4,8% au deuxième.

«Compte tenu de coûts fixes importants dans le mobilier urbain et dans l’affichage, une croissance organique insuffisante pèse nécessairement sur les marges, prévient Gilbert Dupont. Le maintien d’une marge opérationnelle stable en 2012 [23,6% en 2012] paraît compliqué à ce stade.» Néanmoins, JCDecaux confirme cet objectif, même si cela s’annonce «compliqué», reconnaît la directrice financière, Laurence Debroux. Le consensus Bloomberg anticipe déjà un ralentissement à 22,5%. Sur le seul premier trimestre, la marge est en recul de 40 points de base à 21,8%, soutenue uniquement par celle du transport (+1,9 point à 15,6%).

Du côté des bonnes nouvelles, la dette nette a fondu de 57% en un an et n’est plus que de 114 millions d’euros. «Avec une dette financière nette au plus bas depuis l’introduction en Bourse, le groupe est bien armé pour participer à la consolidation du marché», anticipe Gilbert Dupont. D’autant qu’il dispose d’une ligne de crédit de 600 millions confirmée en février dernier. En outre, le cash flow a bondi de 41% sur le semestre à 150 millions.

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