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HeidelbergCement recourt à la cession d’actifs pour se désendetter
HeidelbergCement recourt à la cession d’actifs pour se désendetter
Le cimentier allemand vend sa filale Hanson au fonds Lone Star pour 15,5 fois son Ebitda. Le secteur confirme son recentrage.
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Antoine Landrot
HeidelbergCement a annoncé mercredi dernier la vente de Hanson Building Products à la firme de capital investissement Lone Star pour 1,4 milliard de dollars. Le cimentier allemand, grand rival du français Lafarge, est parvenu à ses fins: il avait programmé la cession de cet actif – qui couvre en particulier l’Amérique du Nord (à l’exclusion de l’Ouest du Canada) et le Royaume-Uni – dans le courant de l’exercice 2014. La conclusion définitive de l’opération est attendue au cours du premier trimestre 2015.
Cette vente doit contribuer à désendetter le groupe, placé en catégorie «junk» (spéculative) par les agences de notation Moody’s et Fitch. Sa dette financière nette atteignait 7,6 milliards d’euros au 30 septembre. Celle-ci ne pourra être réduite au titre de l’exercice 2014, étant donné le bouclage tardif de l’opération, dont les effets se feront sentir l’année suivante – sachant que 100 millions de dollars seront payables en 2016 en fonction des performances financières de Hanson en 2015. «Nous utiliserons le produit [de la vente] pour accélérer l’amortissement de notre dette. Il s’agit d’une étape importante pour atteindre nos objectifs financiers qui nous permettront d’améliorer notre solvabilité», indique Bernd Scheifele, directeur général de HeidelbergCement, dans un communiqué. Le groupe entend faire passer son endettement de 3,1 fois son Ebitda (au 30 septembre) à 2,8 fois.
Le groupe allemand (conseillé par Deutsche Bank, BNP Paribas et Bank of America) peut se targuer d’avoir réalisé une belle opération. Le prix que Lone Star (conseillé par Citi, Credit Suisse et Barclays) accepte de payer représente 15,5 fois l’Ebitda 2013 de Hanson (qui atteignait 90 millions de dollars). Soit un multiple important pour le secteur. Les revenus de la filiale s’établissaient à 1,1 milliard de dollars à la même période.
Alors que jusqu’en 2013, HeidelbergCement privilégiait la croissance de ses résultats pour reconquérir son statut d’investment grade vis-à-vis des agences de notation, la vente de Hanson confirme que le groupe s’est résolu aux cessions d’actifs, virage qu’il avait annoncé début 2014. La tendance est au recentrage chez les cimentiers. «Hanson Building Products est une entreprise multinationale qui dispose de positions de marché leaders, mais son portefeuille d’activités concentré sur la brique, les conduits en béton et les produits préfabriqués ne correspond pas au cœur de métier de HeidelbergCement», confirme Bernd Scheifele.
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