GSK sert d’exemple dans la lutte de la Chine contre la corruption
La Chine a fait de la lutte contre la corruption l’une de ses grandes causes nationales. GlaxoSmithKline va servir d’exemple. Le laboratoire pharmaceutique britannique a été condamné par la justice chinoise à une amende de 3 milliards de yuans (380 millions d’euros). Un montant sans précédent dans le pays mais inférieur à ce que redoutaient les analystes.
Un tribunal de Changsha, dans la province de Hunan, a également condamné Mark Reilly, l’ancien dirigeant de GSK en Chine, à quatre ans de prison avec sursis. Selon l’agence Chine Nouvelle, il devrait être expulsé du pays. Mark Reilly a démissionné de ses fonctions en Chine après l’ouverture de l’enquête en 2013 mais il est toujours employé de GSK. Quatre autres cadres ont également écopé de prison avec sursis. En 2010, dans une autre affaire de corruption, les dirigeants locaux de Rio Tinto avaient été condamnés à de la prison ferme et incarcérés en Chine.
GSK a reconnu que les agissements de sa filiale chinoise constituaient une «infraction nette» à ses principes de gouvernance et au respect des lois. Le groupe inscrira la charge dans ses comptes du troisième trimestre. Elle sera payée sur sa trésorerie. Selon la police chinoise, le laboratoire a fait transiter jusqu'à 3 milliards de yuans par des agences de voyages pour faciliter l’octroi de pots-de-vin à des médecins et des fonctionnaires.
GSK s’est engagé à devenir un «modèle de réforme de l’industrie pharmaceutique en Chine». Le groupe britannique compte investir dans la recherche scientifique en Chine et améliorer l’accès aux soins dans tout le pays en développant sa production et en adoptant une politique de tarification souple. D’autres groupes pharmaceutiques étrangers, notamment le suisse Novartis, le français Sanofi et l’américain Eli Lilly, font également l’objet de soupçons de corruption en Chine.
Le pays est devenu un marché clé pour les laboratoires pharmaceutiques qui tablent sur le fort accroissement de la classe moyenne pour compenser la baisse de leurs ventes dans les pays occidentaux. GSK n’en a pas fini pour autant avec les affaires de corruption. Il fait également l’objet d’enquêtes aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.
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