General Motors et Fiat Chrysler ont tiré le marché automobile américain fin 2014
Porté par la faiblesse des taux d’intérêt, le marché automobile américain a bouclé une cinquième année consécutive de croissance, comme en témoignent les bons chiffres de ventes de décembre annoncés hier par les principaux constructeurs présents dans le pays. Le premier d’entre eux, General Motors (GM), a battu largement les attentes des analystes, avec une hausse de 19% de ses ventes à 274.483 véhicules, sa meilleure performance pour un mois de décembre en sept ans. Il a notamment profité de l’engouement pour les pick-up chez Chevrolet comme chez GMC, grâce à la baisse du prix de l’essence qui s’est accélérée en fin d’année.
Fiat Chrysler Automobiles (FCA) a vu ses ventes croître de 20% à 193.261 unités, grâce aux ajouts à la gamme de ces derniers mois, spécialement dans les SUV (sport-utility vehicles) et les pick-up. A contrario, Ford n’a pas profité pas du dynamisme de ce segment de marché, en raison de la lente montée en cadence de la production de son nouveau véhicule (F-150) équipé d’un châssis entièrement en aluminium, d’où une hausse de ses ventes limitée à 1,3% le mois dernier. Si Nissan a enregistré une hausse de 6,9% de ses ventes de voitures particulières outre-Atlantique en décembre, la progression de 1,5% de Honda a été nettement en dessous des attentes.
Du côté des voitures de luxe, BMW a repris l’an dernier la première place sur le marché américain au détriment de Mercedes-Benz. En décembre, les ventes du premier ont progressé de 11%, contre +5,7% pour le second. Malgré une excellente performance le mois dernier, avec des ventes en croissance de 15%, Lexus, la marque haut de gamme de Toyota, arrive en troisième position sur l’ensemble de l’année. Cadillac a été la seule contre-performance de GM avec des ventes mensuelles ayant chuté de 11%.
Une enquête réalisée par Thomson Reuters auprès de 35 économistes montre que les ventes de véhicules devraient avoir atteint en décembre 16,9 millions d’unités en rythme annualisé aux Etats-Unis, meilleur niveau sur ce mois depuis la crise de 2008-2009. Ce chiffre traduit une hausse d’environ 10,5% d’un an sur l’autre. «Le principal défi pour 2015 sera de soutenir ce rythme d’activité élevé. Il y aura sans doute davantage d’incitations à l’achat via des rabais qui seront bien plus visibles pour les consommateurs», juge Maryann Keller, consultante indépendante du secteur automobile.
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