General Electric pense atteindre son objectif de cessions cette année
A l’occasion de la publication des résultats du deuxième trimestre vendredi, le PDG de General Electric, Jeffrey Immelt, s’est montré guère loquace sur l’avancée du rachat du pôle énergie d’Alstom. Le dirigeant s’est contenté d’indiquer que les «remèdes» formulés la veille permettraient d’obtenir le feu vert de la Commission européenne et qu’il n’y aurait pas de «plan B». GE entend éviter ainsi un nouvel échec sur le Vieux Continent après le rachat avorté d’Honeywell International en 2001.
Au mois de mai, Jeffrey Immelt avait évoqué la possibilité de céder certains droits de propriété intellectuelle liés à des produits d’Alstom tout en excluant de toucher aux sources de revenus. Selon l’AFP, les services bruxellois ont décidé, après avoir reçu les concessions de GE, de reporter leur décision au 11 septembre. Le groupe négocie également pied à pied avec les régulateurs américains le rachat de l'électroménager d’Electrolux.
En attendant, le conglomérat a dévoilé vendredi des résultats gonflés par une hausse de la demande pour les moteurs d’avion et les turbines à gaz. Le segment industriel affiche une croissance organique de 5% de ses revenus (à 26,9 milliards de dollars) et de 11% de son résultat d’exploitation (à 4,4 milliards de dollars). La marge opérationnelle ressort ainsi à 16,2%, en hausse de 70 points de base. Le segment industriel a généré un cash-flow tiré des activités de 3,5 milliards de dollars depuis le début de l’année, soit un gain de 70% en glissement annuel.
Seule ombre au tableau, la division pétrolière et gazière a subi le contrecoup d’un contexte de marché difficile. Les revenus ont fondu de 15% au deuxième trimestre, à 4 milliards de dollars. Le directeur financier, Jeff Bornstein, a assuré lors d’une téléconférence avec les analystes que GE restructurait cette division de manière aggressive afin de réduire les coûts. GE a néanmoins hissé sa prévision de bénéfice par action pour le segment industriel dans une fourchette comprise entre 1,13 et 1,20 dollar.
Ce segment devient central, alors que le groupe de Fairfield (Connecticut) se désengage progressivement de ses activités financières et immobilières. GE est «en voie d’atteindre son objectif de 100 milliards de dollars de désinvestissements en 2015», a confirmé Jeffrey Immelt. Ses activité de financement en ont déjà représenté un gros morceau, à hauteur de 68 milliards de dollars.
Plus d'articles du même thème
-
«Le positionnement neutre nous permet de naviguer dans l’incertitude actuelle tout en restant exposés à la volatilité»
Findlay Franklin, gérant crédit multi-actifs chez RBC BlueBay -
« Le rebond récent paraît fragile »
Pierre-Alexis Dumont, Directeur des Investissements de Sycomore AM -
Le blocage d’Ormuz est chaque jour plus problématique
Plus le blocus du détroit d’Ormuz sera long, plus il sera difficile de normaliser la situation sur les marchés de l’énergie. Les mesures de compensation du déficit d’offre du Moyen-Orient vont s’épuiser. Avec un risque de pénurie et la nécessité que le détroit ouvre rapidement.
ETF à la Une
Les investisseurs en ETF se détournent des actions européennes
- Cofidis poursuit sa route aux côtés du Crédit Mutuel Alliance Fédérale
- Apple garde l'innovation produit au centre de sa stratégie avec John Ternus
- Tim Cook annonce son départ d’Apple
- La faiblesse congénitale de la finance décentralisée
- Dassault Systèmes trouve enfin les mots pour rassurer les investisseurs
Contenu de nos partenaires
-
Mali : des combats entre l'armée et des « groupes terroristes » à Bamako et dans plusieurs villes
Samedi 25 avril, des combats ont lieu dans la capitale du pays, Bamako, ainsi que dans plusieurs villes (Kidal, Gao, Sévaré), entre des soldats et des « groupes terroristes non encore identifiés ». La situation serait « sous contrôle », selon les Forces armées maliennes -
Trump, Poutine et Xi sont « farouchement opposés aux Européens », affirme Macron
Face aux politiques impérialistes, « c'est le bon moment pour un sursaut de notre part », a indiqué Emmanuel Macron depuis Athènes. Concernant l’Otan, le chef de l’État a reconnu qu’« il y a désormais un doute sur l'article 5 » -
« Une ère de pénurie énergétique »: le patron de TotalEnergies met en garde contre une persistance du blocage d'Ormuz
« La pénurie n'est pas encore présente dans le bassin atlantique [...] mais on ne peut pas se permettre de laisser 20 % des réserves mondiales de pétrole et de gaz inaccessibles sans conséquences majeures », a précisé Patrick Pouyanné, qui appelle à de nouveaux investissements dans des oléoducs