Eurofins Scientific poursuit sa croissance en améliorant sa rentabilité
Inlassablement, Eurofins Scientific poursuit sa croissance. Le groupe de bio-analyse a enregistré l’an dernier une hausse de 15% de son chiffre d’affaires (+6% en organique) à 1,41 milliard d’euros. Une étape vers son objectif de 2 milliards à horizon 2017, soit un doublement en cinq ans, avec une cible intermédiaire de 1,6 milliard en 2015. Chaque année, Eurofins table sur une croissance organique d’environ 5%, et sur une série d’acquisitions.
En 2014, le spécialiste des tests alimentaires et pharmaceutiques a finalisé 17 rachats, apportant 165 millions d’euros de chiffre d’affaires additionnel, pour un objectif de 120 millions. Surtout, leur niveau de profitabilité est deux fois plus élevé que celui des sociétés acquises en 2013. A l’instar du rachat du laboratoire américain ViraCor-IBT en mai dernier pour 255 millions de dollars, qui dégage une marge d’Ebitda de 30%. En moyenne, les acquisitions de 2014 offrent une marge d’Ebitas (qui tient compte du coût des stock-options) de 17% (contre 10% en 2012), pour un multiple de chiffre d’affaires de 1,7 fois (contre 0,8 fois en 2012). Pour 2015, Eurofins table sur des acquisitions représentant 100 à 120 millions d’euros de chiffre d’affaires supplémentaire. La croissance ne se fait donc pas au détriment de la rentabilité. La marge d’Ebitda ajusté devrait passer de 18,5% en 2014 (+0,6 point) à plus de 20% en 2017, en passant par un objectif de 18,75% pour 2015.
D’ailleurs, la proportion des entreprises en restructuration a été réduite, et ne pèse plus que 11,8% du chiffre d’affaires, contre 14,7% en 2012. Eurofins se félicite surtout d’avoir redressé IPL, leader français des analyses d’eau, racheté fin 2011, qui devrait atteindre l’équilibre cette année après trois années de restructuration (division par deux des effectifs, moindre exposition aux contrats publics,…).
Avec un ratio dette nette sur Ebitda ajusté de 1,9 fois fin 2014 (contre 1,76 fois un an plus tôt) et un covenant à 3,5 fois, Eurofins conserve une importante latitude financière. Le groupe n’exclut pas de continuer à profiter des bonnes conditions de marché, après avoir déjà émis en janvier 500 millions d’euros d’obligations à sept ans portant un intérêt annuel de 2,25%.
Si les investisseurs ont pris hier leurs bénéfices sur le titre, en recul de 2,97% à 235,25 euros, l’action progresse de 11% sur un an et de 250% sur trois ans, après avoir touché hier matin un plus haut historique de 247,75 euros.
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