Enel veut réduire sa dette plus rapidement grâce aux cessions d’actifs
La chute de 31% à 655 millions d’euros du bénéfice net d’Enel au troisième trimestre n’empêche pas l’énergéticien italien de faire preuve d’optimisme quant à l’amélioration de sa situation financière. Lors d’une conférence téléphonique donnée hier soir après la publication de ses comptes, le directeur financier Luigi Ferraris a même indiqué qu’il nourrissait l’espoir de voir le groupe dépasser ses objectifs de réduction de dette grâce à son programme de cessions d’actifs.
Le deuxième groupe électrique européen par ses capacités installées a déjà réalisé pour 1,4 milliard d’euros de cessions d’actifs, grâce essentiellement à la vente de ses parts dans la compagnie russe SeverEnergia pour 1,3 milliard d’euros. Annoncée en septembre, cette opération qui devrait être menée à bien avant la fin de cette année lui procurera «une plus-value d’environ un milliard d’euros», a précisé Luigi Ferraris.
Mais le groupe italien ne compte pas en rester là puisqu’il vise un montant total de cessions atteignant 6 milliards d’euros d’ici la fin de l’exercice 2014. Les cessions d’actifs et l’émission en septembre dernier d’obligations hybrides pour un montant de 2,6 milliards d’euros «devraient permettre au groupe de faire mieux cette année que son objectif d’un endettement de 42 milliards d’euros», a souligné l’administrateur délégué Fulvio Conti.
Les réductions de coûts, attendues à 4 milliards d’euros d’ici à 2017, ainsi que la poursuite de la baisse de ses investissements devraient également contribuer à diminuer sa dette grâce à une augmentation de ses flux de trésorerie. L’objectif de réduction de coûts a été porté à 300 millions pour 2013, les 210 millions initialement fixés ayant été dépassés sur les neuf premiers mois de l’année.
A cette date, le groupe affichait encore une dette nette de 44 milliards d’euros, en augmentation d’un milliard par rapport à fin 2012. Son niveau de liquidité globale ressortait à 23,1 milliards d’euros, se décomposant en 8,2 milliards de cash et 14 milliards de lignes de crédit confirmées supérieures à un an, ce qui couvre ses échéances de dette «jusqu’à la fin de l’année 2017».
Le désendettement est donc un impératif pour le groupe dont la note de crédit (Baa2 chez Moody’s) est sous perspective négative, alors que celle attribué par Fitch (BBB+) est sous surveillance négative.
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