EDF décuple son potentiel de R&D avec son fonds de corporate venture
Le capital innovation est risqué par nature. Trois ans après le lancement de son fonds de venture Electranova, EDF n’a pas connu de mésaventure majeure. «Nous sommes au-dessus de notre valeur d’investissement», apprécie Thomas Piquemal, le directeur financier d’EDF, sans vouloir préciser la valorisation actuelle du fonds. Celle-ci est calculée sur la valeur de la dernière entrée au capital des différentes sociétés et non sur un multiple de sortie estimé. «Nous n’avons passé aucun write-off» sur nos participations, ajoute Philippe Ringenbach, venture partner d’Electranova.
En 2012, EDF a injecté 30 des 90 millions d’euros que compte le fonds, Bpifrance et Allianz apportant le solde. Idinvest Partners en assure la gestion. Depuis, Electranova a investi au capital de 8 start-up, en tant que minoritaire. Il est dernièrement entré au tour de table de Firstfuel, une société américaine d’analyse de la consommation énergétique des bâtiments et de leurs équipements. «Un peu moins de la moitié des fonds a été investie et nous visons un portefeuille final de 10 à 12 sociétés», indique Philippe Ringenbach.
L’investissement d’EDF reste modique au regard de ses 650 millions d’euros de R&D annuels. «Nous disposons de moyens internes importants mais nous nous devons de regarder ce qui se fait à l’extérieur», explique Bernard Salha, le directeur de la R&D d’EDF. En développant sa propre structure de capital innovation et en signant en parallèle des accords avec cinq fonds (Robolution et CEA Investissement en France, Chrysalix au Canada, DBL Investors aux Etats-Unis et Tsing Capital en Chine), le groupe s’offre une veille technologique mondiale pour un coût limité. Plus de 2.000 start-up figurent aujourd’hui dans sa base de données.
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