EasyJet tire pleinement parti des réductions de capacités de ses concurrents

La compagnie aérienne affiche sa confiance en l’avenir, sur la foi notamment d’un chiffre d’affaires trimestriel en hausse de 9%
Benoît Menou

Avec 13,7 millions de passagers transportés sur le trimestre passé, un chiffre en hausse de 6,2%, EasyJet semble toujours maîtriser le secret de la potion lui permettant de détourner un nombre toujours croissant de consommateurs de la morosité ambiante. Qui plus est, la hausse de 3,9% du revenu par siège (à près de 54 livres, ou 64 euros) a porté le chiffre d’affaires de la compagnie aérienne sur trois mois à fin décembre (premier trimestre de l’exercice fiscal) à 833 millions de livres, en progression de 9,2%. Le taux d’occupation des appareils a progressé d’un point sur un an à 88,6%.

Outre l’apport d’un climat favorable, ce dynamisme a été soutenu tant par les multiples initiatives de la compagnie à bas coûts que, de son propre aveu, par les réductions de capacités de ses concurrents historiques comme British Airways ou Air France. Sur les trajets desservis par EasyJet, la compagnie estime cette baisse à 2,1% sur le dernier trimestre, alors qu’elle table sur une hausse de 3,5% pour son propre compte sur le semestre en cours. EasyJet se félicite de séduire un nombre croissant de voyageurs d’affaires grâce à une offre adaptée et à de nouveaux trajets, se targuant d’avoir franchi le seuil symbolique des dix millions de passagers dans cette catégorie sur l’année civile 2012.

Forte d’une progression des coûts hors carburant de 0,5% sur le trimestre écoulé, moindre que prévu, EasyJet a indiqué s’attendre à une forte réduction de sa perte avant impôts au premier semestre à fin mars, période pour laquelle «environ 80% des billets sont désormais réservés». Après avoir enregistré une perte de 112 millions de livres il y a un an, au titre d’un semestre bien souvent déficitaire ne comprenant pas la haute saison estivale, la société vise pour la période en cours une perte de 50 à 75 millions, sous réserve d’un «niveau normal de perturbations» sur le trimestre en cours.

A l’horizon, et en dépit d’un «environnement économique toujours délicat», la directrice générale Carolyn McCall ne doute pas de ses forces grâce à la «position structurellement avantageuse qu’occupe EasyJet sur le marché européen du court-courrier». Même s’il est encore trop tôt pour faire part de prévisions sur l’exercice complet à fin septembre au regard notamment de l’impact des mesures gouvernementales d’austérité. En hausse de 3,74% hier à Londres à 8,87 livres, le titre EasyJet évolue à un plus haut historique.

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