Danone, la croissance durable récompensée
Déjà récompensé en 2004, Danone est primé cette année pour sa stratégie de gouvernance globale, avec le Grand Prix du Gouvernement d’Entreprise de L’Agefi. Il obtient aussi le deuxième prix dans trois catégories (Fonctionnement des organes sociaux, Responsabilité sociétale, Ethique, compliance et évaluation des risques).
Danone a su faire évoluer son conseil d’administration en l’espace de quelques années, afin d’adopter les meilleures pratiques du marché. Entre 2010 et 2015, le taux d’indépendance du conseil d’administration est passé de 43% à 77%, un taux supérieur à celui recommandé par le code Afep-Medef (à savoir un taux de 50%). Le groupe compte plus de 46% de femmes à son conseil d’administration, avec là aussi une mutation rapide. La part de femmes n’était que de 7% en 2010. Il est à l’initiative du programme EVE, un séminaire de leadership interentreprises pour les femmes et hommes «éclairés», dupliqué depuis en Asie, et plus récemment en Afrique.
Le groupe, dirigé par Emmanuel Faber (photo), s’inscrit également comme l’un des acteurs d’une économie responsable et durable. Danone a été l’un des premiers groupes français à avoir adhéré aux principes de l’International Integrated Reporting Council (IIRC). Le rapport intégré est distinct des autres publications du groupe. Il est conforme aux lignes directrices de la Global Reporting Initiative 4 (GRI). La GRI affirme l’importance de communiquer sur les enjeux pertinents de l’entreprise reflétant les impacts économiques, environnementaux, sociaux et sociétaux propres à l’organisation et influant sur les évaluations et les positions des parties prenantes envers l’entreprise.
Enfin, Danone a conçu des indicateurs de performance extra-financiers dans les branches et les métiers. Le groupe est en voie de finaliser une stratégie à horizon 2030, autour de plusieurs axes : une croissance supérieure, durable et profitable ; des marques fortes et engagées ; une entreprise inclusive.
Plus d'articles du même thème
-
Les actions gratuites demeurent un outil pertinent
L’intérêt d’une attribution d’actions gratuites s’apprécie au regard de la rémunération du bénéficiaire, du montant du gain attendu et du calendrier de cession. Les actions de performance permettent un meilleur alignement avec la performance. -
Les questions écrites aux AG du CAC 60 ne poursuivent pas toutes les mêmes objectifs
Le Forum pour l’investissement responsable (FIR) pose près d’une question sur deux (44%), contre 4% pour les investisseurs institutionnels. Ces questions se concentrent sur quelques émetteurs, en particulier TotalEnergies, Thales, Société Générale, Orange et Air Liquide. -
Lindt limoge son directeur général
Après deux avertissements sur résultats en quelques mois, Adalbert Lechner est débarqué du chocolatier suisse. L'ancien PDG, Dieter Weisskopf, revient par intérim.
ETF à la Une
Le régulateur suisse autorise le premier ETF investi sur le bitcoin
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Les OAT décrochent après les troubles en France
- Banquiers et assureurs activent les mesures d’urgence post-mouvements sociaux
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
Contenu de nos partenaires
-
Challenger« Cotiser moins pour gagner plus » : le projet radical de David Lisnard, le candidat qui bouscule la droite
Porté par une dynamique inattendue dans les sondages, le candidat Nouvelle énergie à la présidentielle propose un choc libéral et un big bang institutionnel -
Faux-semblantIsraël : Gadi Eisenkot, pourfendeur des colons extrémistes… mais partisan des colonies « légales »
La tension est à son comble en Cisjordanie, où les attaques de colons contre des Palestiniens sont plus nombreuses que jamais. S'il est élu, le leader de l'opposition à Benjamin Netanyahu veut y mettre fin, mais soutient le processus de colonisation -
Choix PublicsTenir les principes quand tout vacille
La France de 2026 est marquée par une triple corruption des principes de sa constitution politique, qui trouve sa source et sa force dans le projet, puis les lacunes, de l’Etat-Providence.