Centrica veut réduire ses échéances jusqu'à 2014
A l’instar de nombreux groupes européens, le britannique Centrica se penche sur son endettement.
Le groupe de services aux collectivités vient d’annoncer le lancement d’une offre de rachat de trois lignes obligataires, afin de réduire le montant de sa dette arrivant à maturité jusqu’en 2014. L’opération est dirigée par HSBC et RBS.
L’offre aux obligataires court jusqu’au 30 novembre. Elle concerne la ligne novembre 2012 de 400 millions de livres de nominal, la ligne décembre 2013 de 750 millions d’euros et la ligne décembre 2014 de 350 millions de livres. Centrica propose de racheter la ligne en euros avec un spread de 15 points de base au-dessus des mid-swaps alors qu’elle se traitait hier avec un spread de 29,3, soit un gain potentiel de 15 points de base pour les vendeurs, ce qui devrait inciter les porteurs obligataires à apporter leurs titres. Centrica s’engage pour un montant maximum de 400 millions de livres (473 millions d’euros), soit 29% de l’offre globale de 1,38 milliard de livres (1,6 milliard d’euros). Centrica n’a pas indiqué s’il réémettrait dans la foulée ou s’il couvrirait l’opération par sa trésorerie Mais il ne devrait pas avoir de problème de financement avec un bénéfice net 2010 attendu par le consensus Bloomberg à 1,3 milliard de livres (1,5 milliard d’euros) au premier semestre.
A titre de comparaison, France Télécom a obtenu la semaine dernière plus de 35% de retour sur son offre obligataire, soit près de deux fois le montant envisagé. L'électricien avait émis pour 1,5 milliard d’euros d’obligations pour couvrir le rachat partiel de lignes 2013, 2014 et 2015.
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